La religion et la culture pour lutter contre le terrorisme

New York : Message du Saint-Siège à l’ONU sur les stratégies antiterroristes

New York, 12 mai 2006 (Apic) Mgr Celestino Migliore, a souhaité une plus grande coopération entre les religions et l’élaboration de ponts entre les cultures et les civilisations afin de lutter contre le terrorisme. Le diplomate du Saint-Siège s’est exprimé au cours d’une réunion informelle de l’assemblée plénière sur les stratégies antiterroristes, le 11 mai au siège de l’Onu à New-York.

Mgr Migliore, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies, s’est dit «convaincu que, en analysant les causes actuelles du terrorisme, il est nécessaire de prendre en considération non seulement les raisons politiques et sociales, mais aussi ses motivations plus profondes, culturelles ou religieuses». Le diplomate s’est d’ailleurs déclaré très satisfait que le rapport diffusé par les Nations Unies le 27 avril 2006, intitulé ’S’unir contre le terrorisme: recommandations pour une stratégie antiterroriste mondial’ «contienne dans sa stratégie des composantes culturelles et religieuses «.

Mgr Migliore s’est dit conscient que «l’exclusion politique, sociale et économique des communautés d’immigrés entretient la frustration des jeunes et conduits souvent à l’échec». Mais «en résolvant ces problèmes rapidement et de manière juste, les nations peuvent priver les terroristes de l’oxygène de la haine et des injustices réelles ou imaginaires qu’ils utilisent pour légitimer leurs méfaits et recruter des personnes impressionnables», a-t-il expliqué.

Caire condamnation du terrorisme

S’inspirant du rapport de l’Onu, le nonce apostolique a clairement condamné le terrorisme, estimant «qu’aucune cause ne peut excuser ou légitimer le meurtre ou la mutilation de civils et de personnes non-combattantes». «Nous renouvelons notre soutien à la résolution 1624 du Conseil de sécurité qui condamne très fermement l’encouragement aux actes terroristes et qui rejette les tentatives de justification ou de glorification des actes terroristes qui pourraient en entraîner d’autres», a encore ajouté l’observateur permanent.

Mgr Migliore a par ailleurs fait part de la volonté du Saint-Siège de participer à la lutte contre toutes les formes de terrorisme, qu’il s’agisse du recours au armes de destruction massive ou du bio-terrorisme, en approuvant la résolution 1673 du Conseil de sécurité sur la non-prolifération des armes.

Le haut-prélat a conclu son discours en rappelant toutefois que le traitement carcéral des terroristes et des suspects doit respecter les normes humanitaires internationales, «dans une bataille qui est en définitive celle des coeurs et des esprits». Mgr Migliore faisait référence aux prisonniers détenus par les Etats-Unis dans leur camp militaire de Guantanamo (Cuba). (apic/imedia/cp/bb)

12 mai 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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