New York: Mgr Martino pour la remise effective de la dette des pays les plus pauvres

L’Observateur du Saint-Siège à l’ONU : avant 2009»!

New York, 27 octobre 1997 (APIC) Mgr Renato Raffaele Martino, Observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation des Nations Unies, demande une remise substantielle de la dette internationale des pays les plus pauvres. Elle doit, selon lui, intervenir d’ici 2009. Cette exigence a été faite en fin de semaine dernière lors de la séance du deuxième Comité de l’Assemblée générale sur les «Questions de politiques macro-économiques: la crise de la dette extérieure et le développement».

Le représentant du Saint-Siège s’est d’abord félicité que la question de la dette des pays les plus pauvres soit maintenant affrontée de façon plus «claire» grâce à l’organisme appelé «International Financial Institutions in favour of the Heavily Indebted Poorest Countries» (HIPC). Il y voit une reconnaissance, à la fois de la part des gouvernements et des organismes financiers internationaux, du handicap au développement que constitue la dette internationale des pays les plus pauvres. Problème qui ne peut être résolu, insiste Mgr Martino en rappelant la position constante du Saint-Siège, que par un certain nombre de «mesures d’annulation substantielle de la dette».

Mgr Martino a mentionné l’appel du pape dans ce sens, dans sa lettre pour la préparation du Grand Jubilé de l’An 2000, «Tertio Millennio Adveniente». Il s’appuie sur la longue tradition biblique des Jubilés. Le Conseil pontifical «Justice et Paix», rappelle encore Mgr Martino, n’a pas manqué de lancer un appel dans ce sens depuis des années.

«Ma délégation, a déclaré encore Mgr Martino, en appelle à tous les responsables des initiatives de l’HIPC pour faire de rapides progrès, à travers une application flexible de ses principes, de façon à ce que les pays concernés puissent commencer à recevoir une réduction concrète de la dette d’ici 2009». Il en appelle à la solidarité des nations les plus développées et les plus riches.

Mgr Martino a regretté les limites des initiatives de l’HIPC, du fait en particulier des exigences préalables à une remise de dette qu’il impose aux pays pauvres les plus endettés. Il demande plus de souplesse dans la mise en oeuvre des contributions, sans délais et reports très lourds pour ces pays. Il demande aussi de ne pas laisser en dehors de cette aide certaines nations, en particulier en Amérique latine, car les «coûts sociaux» sont très élevés.

C’est pourquoi Mgr Martino a encore exigé que soient vraiment pris en considération le bien-être et le progrès de tous les citoyens. De fait, ce sont les personnes «qui constituent la véritable richesse d’une nation». (apic/imed/ba)

10 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!