Intervention du Saint-Siège

New-York: Session extraordinaire de l’Assemblée Générale de l’ONU sur le SIDA

Rome, 24 juin 2001 (APIC) Une délégation du Saint-Siège, emmenée par Mgr Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la pastorale de la Santé, participe à la session extraordinaire de l’Assemblée Générale de l’ONU sur le SIDA du 25 au 27 juin à New-York.

Le Secrétaire Général des Nations Unies, Kofi Annan, a demandé au pape de préciser la position du Saint-Siège sur le SIDA. «Le monde veut que l’Eglise accepte le préservatif pour avoir la conscience plus tranquille», estime le Mgr Lozano Barragan. Il est important au contraire de retrouver le sens sacré de la vie, de l’amour, du sexe dans un monde séculier qui les a banalisés. Le problème n’est pas le préservatif mais bien la préservation de la vie!», s’exclame-t-il.

Dans le discours qu’il prononcera à l’ONU, Mgr Lozano Barragan mettra en évidence le soutien de l’Eglise dans ce combat contre le SIDA dont sont touchées actuellement 100 millions de personnes dans le monde, aussi bien les personnes porteuses du virus que les 36,5 millions de personnes infectées – dont 24 millions en Afrique-. 25 % des centres d’accueil sont gérés soit par des organismes ecclésiaux catholiques ou des organisations non gouvernementales catholiques. «Elle est le partenaire le plus important des gouvernements».

Commerce du sexe

Si le SIDA connaît actuellement une grande expansion en Inde et en Thaïlande, explique le prélat, c’est à cause du commerce sexuel «car un grand nombre de jeunes filles sont infectées par le virus».

Le Saint-Siège insistera auprès des gouvernements représentés à l’ONU sur le coût du traitement. Mgr Lozano Barragan explique en effet que trois pays – le Brésil, l’Inde et la Thaïlande- peuvent fournir des produits pharmaceutiques qui permettent d’alléger la souffrance des malades et de prolonger la vie pour un coût annuel de 350 dollars. Or ce traitement coûte actuellement entre 10’000 et 15’000 dollars du fait des lois internationales sur la propriété intellectuelle. «Des médicaments d’utilité publique ne devraient pas être soumis à la loi des brevets», estime encore le prélat. (apic/imed/mjp)

24 juin 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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