Ni tensions ni méfiance

Des mouvements comme ceux présents à Baar – d’ailleurs tous reconnus par l’Eglise – montrent que l’Eglise n’est pas seulement composée de prêtres et d’évêques, mais aussi de laïcs, a commenté Mgr Gächter. Dans un bref exposé placé sous le thème «des tensions entre les paroisses et les mouvements», l’évêque auxiliaire de Bâle a admis que si, par le passé, on enregistrait effectivement de telles tensions, celles-ci tentent aujourd’hui à s’estomper, comme les méfiances naguère perçues. «Chaque mouvement est ouvert à tous, connaît ses tâches et ses limites. Aucun de ceux-ci pense qu’il est ’le chemin’, contrairement aux sectes, qui se considèrent, elles, comme le seul et unique chemin», a conclu Mgr Gächter.

Dans un autre exposé, Urban Camenzin, du «Renouveau dans l’Esprit Saint» a relevé qu’il n’y a ni tension ni dualité entre charismatique et Eglise hiérarchique et institutionnelle. «Il n’y a pas opposition, a-t-il estimé, mais complémentarité».

Une affirmation partagée Mgr Pierre Bürcher. «L’explosion et l’expansion des nouveaux mouvements ecclésiaux est une réalité inattendue dans l’Eglise d’aujourd’hui», a-t-il constaté, avant d’admettre que les mouvements sont encore trop peu connus aujourd’hui. Pour lui, tous ont la mission de travailler à leur unité dans la diversité, ce qui exige aussi beaucoup de doigté dans le discernement de la part des autorités ecclésiales et le besoin de liberté à laisser aux mouvements pour leur épanouissement. «Il s’agit d’écouter ce que l’Esprit dit à l’Eglise. (apic/pr)

12 septembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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