Déjà les premières désillusions

Nicaragua: L’Eglise catholique dénonce les couches dirigeantes corrompues

Managua, 21 mai 1997 (APIC) La hiérarchie catholique du Nicaragua, dont certains représentants ne s’étaient pourtant pas privés d’appuyer les candidats de droite aux élections générales de l’automne dernier pour barrer la route aux sandinistes, reproche désormais aux couches dirigeantes d’être corrompues.

Dans un document publié mardi dans la capitale Managua, la Conférence épiscopale du Nicaragua dénonce les couches dirigeantes du pays «avides de pouvoir et d’argent». «Des entrepreneurs et des politiciens immoraux détruisent l’avenir du pays», écrivent les évêques nicaraguayens, qui réclament de profonds changements dans le domaine social, économique et politique. La Conférence des évêques souligne en particulier la situation «difficile et critique» des familles.

Rappelons que lors des élections présidentielles du 20 octobre dernier, le candidat Arnoldo Aleman, qui a battu le sandiniste Daniel Ortega dans une joute entachée de fraudes manifestes et documentées par des nombreuses organisations non-gouvernementales, avait bénéficié de l’appui plus ou moins déguisé du cardinal Obando y Bravo, archevêque de Managua. Le programme néo-libéral du futur président Aleman, dont on dénonce aujourd’hui les conséquences néfastes pour la majorité de la population, était pourtant déjà connu. (apic/kna/be)

6 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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