Nicaragua: Le Parquet pour la défense des droits dénonce les abus dans les prisons
Managua, 14 avril 2004 (Apic) Les abus et les violences dans les prisons du Nicaragua sont en hausse, admet le Parquet pour la défense et la promotion des droits de l’homme du pays d’Amérique centrale.
Le Parquet dénonce cet état de fait dans un rapport publié lundi qui illustre les mauvais traitements que font subir aux détenus les gardiens de prison. Ces prisonniers sont pour la plupart dans l’attente de jugement.
Même si la loi du Nicaragua fixe à 48 heures le délai maximal d’arrestation préventive, le Parquet soutient que la majorité des prisonniers est obligée de purger des peines allant de deux à trois mois avant que les accusations à leur encontre ne soient formalisées. Avant aussi de passer devant les tribunaux.
De nombreux détenus se sont vus nier le droit de téléphoner à un parent ou à leur avocat ainsi que de bénéficier d’un interprète s’il s’agit d’étrangers ou de Nicaraguayens appartenant à des minorités linguistiques. Des dizaines d’agents de sécurité des pénitenciers se sont par ailleurs plaints d’un «état de stress» qui, toujours selon le Parquet, serait lié à des horaires de travail fort contraignants, entre 12h et 15h par jour, et aux violences verbales de leurs supérieurs «qui ne semblent pas du tout s’intéresser ni à l’état dans lequel les détenus versent ni les conditions de travail des gardiens», soutient le Parquet. (apic/misna/pr)



