Oser dire non à la corruption et à la drogue

Nicaragua : Les évêques appellent à un examen de conscience

Managua, 10 septembre 1998 (APIC) Le moment est venu pour les Nicaraguayens de faire un examen de conscience, estiment les évêques de ce pays dans une lettre pastorale sur la justice et de la paix, publiée à l’occasion de la fête nationale, le 3 septembre. «Il est indispensable, comme point de départ, en vue d’un vrai changement dans les façons de penser, d’agir, de reconnaître les erreurs et les péchés commis jusqu’à aujourd’hui», écrivent les prélats.

Les évêques invitent les fidèles à un examen de conscience. Ils rappellent la doctrine chrétienne et insistent sur la nécessité d’une cohérence entre foi et de la lutte contre le trafic de la drogue. Ils demandent que, pendant le mois d’octobre, on récite le chapelet «pour la justice et de la paix» dans toutes les paroisses, les communautés, les familles, etc.

«Il est indispensable, comme point de départ, en vue d’un vrai changement dans les façons de penser, d’agir, de reconnaître les erreurs et les péchés commis jusqu’à aujourd’hui», écrivent les prélats. Ils s’attardent à décrire l’insensibilité aux valeurs morales ou le fanatisme. Ils dénoncent aussi les injustices sociales et la corruption. Les évêques déplorent encore la délinquance et les carences des services publics et enfin l’abus de certains moyens de communication sociale.

Pour les évêques, la corruption dans la vie publique, le manque de repères éthiques et tout ce qui provoque la lassitude et détruit l’espérance d’un avenir meilleur pour tous font courir des risques graves à la démocratie. Ils dénoncent également les homicides, les crimes, les violences, les enlèvements, etc. Rappelant la doctrine biblique de la création de l’homme à l’image de Dieu, et l’amour de la vie qui doit caractériser ceux qui croient en Christ, ils rappellent la nécessité du respect des droits de la personne humaine et de la cohérence entre foi et morale, dans une société manquant du repère des valeurs.

Pour obtenir la justice et la paix, les évêques proposent un chemin de conversion personnelle, une véritable éducation à la paix et un travail de fond pour l’évangélisation et la catéchèse. Soulignant ensuite la nécessité pour les chrétiens d’une vie en cohérence avec la foi qu’ils professent, ils les invitent à cultiver l’honnêteté qui signifie aussi dire non à la corruption et à développer en même temps que leur foi une véritable «sensibilité sociale».

Ils réclament une lutte efficace contre le trafic de la drogue qui est en contradiction radicale avec le dessein de Dieu. «La terre a été créée pour que l’homme en tire la vie et non pas pour ce qui la menace» relèvent les évêques. Ces derniers consacrent d’ailleurs un paragraphe de leur lettre pastorale à la défense de la vie face à l’avortement, à l’euthanasie, à l’alcoolisme et au non-respect de l’environnement. (apic/cip/imed/ab)

20 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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