Oeuvres et icônes au Patrimoine historique français ?

Nice : Bras de fer entre la Russie et la diaspora russe en France

Nice, 16 février 2006 (Apic) Le Conseil général des Alpes-Maritimes souhaite un classement du patrimoine artistique pour le contenu de l’Eglise russe de Nice, objet d’un litige entre l’Etat russe et les descendants des émigrés russes de la Révolution d’octobre.

Le Conseil général des Alpes-Maritimes souhaite un classement du patrimoine artistique de la cathédrale orthodoxe russe de Nice, objet d’un litige avec l’Etat russe. Ceci, pour empêcher le départ des oeuvres d’art que contient l’église hors du territoire français.

L’Association cultuelle orthodoxe russe de Nice engagerait alors auprès du ministère de la Culture une procédure de classement, au titre des Monuments historiques, de l’ensemble des oeuvres d’art de l’église russe», qui contient nombre d’icônes précieuses et de peintures.

Classée elle-même monument historique, la cathédrale russe, l’un des plus importants édifices hors de Russie, édifiée au début du 20e siècle par les émigrés russes, est l’objet d’un contentieux juridique entre ses responsables, des Russes blancs dont les ascendants avaient fui la Révolution communiste d’octobre 1918 et l’Etat russe. Les deux parties revendiquent la propriété du site. La Russie a obtenu de la justice française l’autorisation de procéder à un inventaire des biens de l’église. L’association cultuelle orthodoxe russe de Nice, qui gère le site, s’y oppose et a déposé une requête, pendante, auprès du tribunal de Nice pour casser la décision (apic/ag/vb)

16 février 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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