Refus de l’intégration des homosexuels

Nigeria: L’archevêque anglican Akinola menace de provoquer un schisme

Abuja, le 1er juillet 2003 (Apic) Le primat de l’Eglise anglicane du Nigeria envisage de couper les liens avec les diocèses de la communion anglicane qui approuvent l’homosexualité. Il explique que la «fidélité au écriture» lui commande ce choix. Un pas en avant vers la concrétisation des menaces de schisme qui ébranle l’Eglise anglicane depuis la nomination d’évêques homosexuels et la bénédiction de mariage homos dans un diocèse canadien.

L’archevêque Peter J. Akinola du Nigeria – une province anglicane forte de 15 millions de membres – a déclaré qu’il considérait comme impie la décision de l’évêque de Colombie-Britannique, au Canada, d’avoir préparé une liturgie pour la bénédiction des mariages entre personnes du même sexe.

L’archevêque Akinola considère la nomination d’homosexuels au poste d’évêque à Reading, en Angleterre, et dans le New Hampshire, aux Etats- Unis, comme allant à l’encontre de l’enseignement anglican. Les primats anglicans, réunis au Brésil en mai, ont en effet renouvelé leur engagement de respecter l’autorité des écritures et ont rejeté le mariage entre personnes du même sexe, rappelle le prélat nigérien.

«J’estime que c’est une attaque contre l’Eglise de Dieu: une attaque satanique contre l’Eglise de Dieu parce que je ne vois pas comment un homme sain d’esprit pourrait avoir des relations sexuelles avec un autre homme. Ce n’est pas naturel, c’est contraire aux Ecritures», a ajouté l’archevêque Akinola.

«En tant que Communion, nous avons pris une décision à une majorité écrasante en 1998 – celle de respecter l’autorité des écritures: cela veut dire que nous ne devons pas nous en écarter dans le domaine du mariage ni nous éloigner des enseignements bibliques» a déclaré le prélat. «Ce que la Bible autorise c’est un mariage hétérosexuel, entre un homme et une femme. Mais quand certaines personnes s’en écartent – comme dans le cas de l’amour entre deux femmes ou de relations sexuelles entre deux hommes – nous pensons que c’est contraire aux écritures et nous ne pouvons le tolérer», martèle l’archevêque.

Evoquant sa menace de couper les liens avec les diocèses soutenant la nomination d’homosexuels ou pratiquant la bénédiction des unions entre personnes du même sexe, il a ajouté: «Nous ne pouvons continuer d’être en communion avec ceux qui ont choisi une voie hors des frontières bibliques.»

Remarquant que l’Eglise a reconnu qu’un «nombre assez important» de ses membres faisaient face à un délicat problème d’orientation sexuelle, il a affirmé que «nous sommes prêts à les aider dans l’espoir que, par la prière, Dieu pourra intervenir et changer en mieux leur orientation», a conclut Mgr Akinola. (apic/eni/sh)

1 juillet 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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