Interdiction de prier ou jeûner à des jours non officiels

Nigeria: L’Etat de Zamfara promulgue une nouvelle loi stricte

Lagos, 5 avril (APIC) L’Etat de Zamfara (nord-ouest du Nigeria) a introduit une nouvelle loi islamique, limitant les libertés. Elle impose des sanctions physiques ou pénales aux Musulmans qui célébreront des fêtes religieuses à des dates non approuvées par les dirigeants musulmans de la province semi-autonome. Le Zamfara s’était déjà distingué en introduisant le premier la charia au Nigeria.

La nouvelle loi interdit aux musulmans de l’état, de commencer à jeûner ou de célébrer la fin du ramadan, par exemple, à des dates non officielles. «Tout musulman qui ne respecterait pas cette décision, sera passible d’une peine d’emprisonnement d’un an maximum ou à un châtiment corporel de 50 coups de fouets», dit le texte de la loi.

Rendue publique le 27 mars dernier, cette nouvelle disposition suscite dès à présent des critiques. Car dans la région comme partout ailleurs, les musulmans ont l’habitude de se fier à la lune pour fixer les dates des fêtes religieuses.

L’Etat de Zamfara a imposé le premier la charia ou loi islamique au Nigeria, en janvier 2000. Depuis, il a été rejoint par 11 autres Etats situés aux nord, nord-est et nord-ouest de la fédération, composée de 36 états. (apic/ibc/pr)

5 avril 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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