Le pays compte encore des détenus politiques

Nigéria: L’ONU envoie une mission d’enquête sur les droits de l’homme

Dakar, 24 novembre 1998 (APIC) Le Nigeria accueille depuis ce week-end une mission de l’ONU chargée d’enquêter sur les droits de l’Homme dans le pays. Le régime du défunt président, le général Sani Abacha s’était toujours opposé a la venue de cette mission.

Depuis l’arrivée au pouvoir, de d’Abdusalem Abubakar en juin dernier après la mort du président Abacha, les violations des droits de l’homme ont sensiblement baissé. Des prisonniers politiques ont été libérés, et des décrets visant à réprimer l’opposition, supprimés. Les organisations de défense des droits de l’homme ne sont cependant pas satisfaites. Elles indiquent qu’une cinquantaine de détenus politiques sont toujours emprisonnés dans le pays. Parmi eux, le journaliste Miram Malao du quotidien indépendant «Dail» a été condamné lors d’un procès à huis clos organisé par l’ancien régime dans le cadre d’un présumé complot destiné à le renverser. Les défenseurs des droits de l’homme critiquent aussi la non-abrogation d’une disposition présidentielle autorisant les détentions de longue durée sans jugement.

Les problèmes liés à la dégradation de l’environnement, suite a l’exploitation du pétrole par des multinationales dans le delta du Niger, au sud-est du pays, sont un autre sujet de préoccupation pour les défenseurs des droits de l’homme.

La mission onusienne au Nigeria qui durera neuf jours, est dirigée par le magistrat indien Soli Sorabjee, ancien procureur général dans son pays. A l’issue de son séjour, elle préparera un rapport qui sera soumis a la prochaine session de la Commission des Nations-Unies sur les droits de l’homme, prévue en mars prochain.(apic/ibc/mp )

27 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!