Les travaux en vue de cette visite vont bon train
Nigeria: Le pape au Nigeria du 21 au 23 mars
Abuja, 28 janvier 1998 (APIC Un voyage se termine, un autre se prépare, pour d’autres cieux. Le pape Jean-Paul II se rendra au Nigeria du 21 au 23 mars prochains, à l’invitation des évêques catholiques du pays.
Selon la Conférence épiscopale du Nigeria, le pape célébrera deux grands messes en plein air au cours de son voyage, et il rencontrera le chef de l’Etat, le général Sanni Abacha. Ce sera le 82e voyage international du pape, et le 2e au Nigeria, où Jean Paul II s’est rendu en février 1982.
Le dimanche 22 mars, à Oba (près de Onitsha, dans l’Est du pays) lors de la première messe, le pape béatifiera un prêtre nigérien, le Père Michael Cyprian Iwene Tansi.
Le lundi 23 mars, le pape célébrera une seconde messe en plein air à Kubwa (près de la capitale, Abuja), où un site d’une vingtaine d’hectares est en cours d’aménagement, de façon à pouvoir accueillir un foule de deux millions de fidèles. Un podium et un pavillon sont prévus pour le pape et les célébrants. Les travaux comportent également le tracé de routes d’accès au site et la mise en place de points d’eau et de toilettes. Le site demeurera ensuite, comme mémorial de cette visite apostolique de Jean Paul II.
Le Nigeria est entouré à l’ouest du Bénin, au nord, du Niger, au nord-est, il débouche sur le Lac Tchad, à l’est et au sud-est il a une longue frontière avec le Cameroun, et au sud, un ample débouché sur le Golfe de Guinée. Sa population est d’environ 110 millions d’habitants dont environ 11 millions de catholiques, concentrés surtout dans l’Est du pays, où le pape se rendra. Les chrétiens représentent en tout environ 34% de la population, et les musulmans 43%.
Du point de vue politique, le Nigeria est une République fédérale de 30 Etats, avec un régime présidentiel et militaire, et une assemblée appelée Conférence nationale consultative (NCC). Le régime du président Abacha, installé en novembre 1993 à la suite d’un coup d’Etat, apparaît assez isolé au niveau international, en particulier en raison des violations des principes démocratiques des droits de l’homme, et de sa complaisance avec les trafiquants de drogue. Le pays a une dette extérieure très élevée. Elle était de l’ordre de 24,4 milliards de dollars en 1994. (apic/imed/pr)



