Faut-il inclure l’appartenance religieuse et ethnique?
Nigeria: Le questionnaire de recensement devient pomme de discorde
Lagos, 31 août 2005 (Apic) Faut-il inclure ou non l’appartenance religieuse et ethnique dans le questionnaire du recensement prévue en novembre? Le bras de fer entre l’Etat nigérian et les organisations confessionnelles musulmanes et chrétiennes est engagé.
Les organisations religieuses, selon l’agence de presse de l’Onu Irin, menacent de boycotter le recensement de la population si ces deux point n’y figurent pas. L’Etat, sur proposition du Conseil Fédéral Nigerians (Cfen) et d’anciens chefs d’état du pays, a déjà décidé de ne pas inclure les mentions religieux et ethniques dans le questionnaire.
Samaila Makama, directeur de la Commission Nationale de la Population, explique que la décision du gouvernement vise à éviter les querelles. «Chaque groupe ethnique ou religieux préfèrerait être en supériorité numérique par rapport aux autres», a-t-il précisé.
Les dirigeants de la Moc (Conférence des Organisations Musulmanes), formée de 27 associations de musulmans, ont déjà averti que les musulmans ne participeront pas au recensement s’il ne prend en compte «toutes les données importantes sur la population nigériane, y compris l’ethnicité et les inclinations religieuses». Car, disent-ils, ces deux points permettent de «dissiper tous les doutes et de fournir des informations précises et exactes». Avis partagé par l’Association des Chrétiens du Nigeria, qui avait appelé en juin à ne pas participer au recensement si la religion et l’ethnie ne sont pas prises en compte. (apic/ibc/ts/bb)



