Elle attend son destin depuis un an: vivre ou mourir lapidée

Nigeria: Procès en appel d’Amina Lawal fixé au 25 mars

Katsina, 24 janvier 2003 (APIC) Le tribunal islamique de la cour suprême de Katsina, dans le nord Nigeria), a fixé au 25 mars 2003 le procès en appel pour adultère, d’une jeune nigeriane de 31 ans, Amina Lawal. Elle avait jugé, puis condamné à mort l’an dernier pour adultère et pour avoir donné naissance hors mariage un enfant.

Selon le juge Aminu Ibrahi, la Cour a rejeté la demande présentée par le ministère public qui demandait un renvoi de 6 mois pour étudier le dossier relatif au cas de façon plus approfondie. «Aucun renvoi n’est utile», a commenté Aliyu Musa Yawuri, l’avocat défenseur d’Amina, «vu que ma cliente attend depuis un an de connaître son propre destin: vivre ou mourir».

La femme, âgée de 31 ans, a été condamnée à la lapidation selon la charia (loi coranique), appliquée dans 12 des 36 Etats du Nigeria. Le 19 août dernier un premier recours présenté par les défenseurs d’Amina avait été rejeté par un Tribunal islamique de l’Etat de Katsina.

Son cas, tout comme celui de Safya Husseini, a suscité une grande mobilisation de l’opinion publique au niveau mondial, qui n’a toutefois pas permis jusqu’à présent de bloquer le système judiciaire islamique du nord du Nigeria.

Au terme du premier jugement en appel, le ministre de la Justice nigérien Kanu Agabi s’était déclaré totalement contre le verdict et l’application de la charia. De fait, l’application de la charia est inconstitutionnelle dans le pays, mais elle continue d’être pratiquée dans les tribunaux des zones septentrionales du pays, à nette majorité musulmane. (apic/misna/pr)

24 janvier 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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