Les avocats de la défense entendus

Nigeria: Procès en appel d’Amina Lawal repoussé au 5 août

Lagos, 9 juillet 2002 (APIC) Les juges du tribunal islamique de Funtua (nord du Nigeria) ont repoussé au 5 août le procès en appel d’Amina Lawal, la deuxième jeune Nigériane condamnée à mort par lapidation pour adultère, après avoir entendu lundi les avocats de la défense.

Amina Lawal, 30 ans, a été condamnée à mort le 22 mars dernier par un tribunal islamique de Bakori, dans l’Etat de Katsina (nord). Le tribunal de Funtua avait ordonné le 3 juin sa libération, jusqu’en janvier 2004, et l’avait autorisée à retourner dans son village pour s’occuper de sa fille âgée de six mois.

Ses avocats, recrutés par une association des droits de la Femme, l’Alternative pour la promotion et la protection des droits des Femmes (WRAPA), voudraient que la condamnation à mort par lapidation soit déclarée «inconstitutionnelle». La loi islamique, ou charia, est appliquée depuis janvier 1999 dans 12 Etats du nord du Nigeria.

Le gouvernement fédéral du président Olusegun Obasanjo a déclaré cette loi contraire à la constitution et a appelé les Etats du Nord à faire preuve de modération.

La première femme condamnée à mort par lapidation au Nigeria, Safiya Husseini, 25 ans, dont le cas avait suscité un large mouvement de protestations dans le monde, avait été acquittée en appel en mars dernier.

En juin dernier, la charia a encore été appliquée de façon drastique dans l’Etat de Bauchi. Deux hommes ont été récemment condamnés, l’un à mort par lapidation et l’autre à l’amputation pour vol. L’homme condamné à mort l’a été pour avoir eu une relation avec la femme de son ami. Aucune charge n’avait été retenue contre celle-ci car elle a juré sur le Coran qu’elle avait été hypnotisée. (apic/ag/bb/pr)

9 juillet 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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