Reconnu comme malade mental, il avait violé une fillette de 9 ans

Nigeria : Un tribunal islamique annule la condamnation à la lapidation d’un prévenu

Lagos, 21 août 2003 (APIC) Un tribunal islamique de l’Etat de Jigawa, dans le nord du Nigeria, a sauvé la tête d’un prévenu, en annulant sa condamnation à la lapidation pour viol sur une fillette de 9 ans.

Sarimu Mohamed Baranda, âgé 54 ans, ne tombera pas sous les jets de pierres. En lieu et place, la Cour islamique de Dutse a ordonné qu’il soit envoyé dans un hôpital psychiatrique, à Kazaure.

En première instance, le violeur avait été reconnu coupable, en mai 2002, du viol et condamné à la lapidation. Sa famille a interjeté appel à la dernière minute, juste avant la fin du délai, plaidant la démence, rapporte l’agence de presse Irin (Réseau Régional Intégré de l’Information) de l’ONU.

Le jugement de Samiru Mohamed Baranda entre dans le cadre de l’application de la charia – ou loi islamique -, en vigueur dans l’Etat de Jigawa. Depuis octobre 1999, 12 Etats semi-autonomes au nord du Nigeria appliquent cette la loi. Le violeur aurait été le premier Nigérian à être lapidé, si la Cour avait maintenu son premier verdict.

L’introduction de la charia a provoqué des affrontements inter-religieux qui ont fait plus de 10’000 victimes depuis 2000. (apic/ibc/pr)

21 août 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!