NON également à l'initiative «contre l'immigration de masse»
Suisse: PDC et PCS opposés à l’initiative «Financer l’avortement est une affaire privée»
Fribourg / Berne, 12 janvier 2014 (Apic) Le parti démocrate chrétien (PDC) et le Centre Gauche – PCS Suisse ont tenu leur assemblée des délégués le 11 janvier. Ils ont tous deux rejeté les initiatives «Financer l’avortement est une affaire privée» et «contre l’immigration de masse», et approuvé de l’amélioration des infrastructures des transports publics.
Réunis à Berne, plus de 200 délégués du PDC ont rejeté le projet de financement privé des avortements par 180 voix contre 28 et 6 abstentions. «L’initiative menace le principe de solidarité inhérent au système de l’assurance maladie», a affirmé devant ses camarades de parti le conseiller national Christian Lohr. Les mots d’ordre des deux autres objets de votations du 9 février avaient déjà été adoptés lors d’une précédente assemblée: Non à l’initiative «contre l’immigration de masse» et oui à l’amélioration des infrastructures des transports publics.
Les délégués du PDC se sont alors prononcés sur les initiatives sur l’abolition des forfaits fiscaux et sur les salaires minimums, tous deux nettement rejetés.
L’initiative touche des personnes parmi les plus vulnérables
Les délégués du PCS Suisse réunis à Fribourg ont «largement rejeté» l’initiative populaire «financer l’avortement est une affaire privée – alléger l’assurance-maladie en radiant les coûts de l’interruption de grossesse de l’assurance de base». «La solution proposée par les initiants toucherait en effet essentiellement une partie de la population des plus vulnérables, les jeunes femmes de condition modeste, qui ne pourront plus fonder leur décision sur des critères objectifs et qui risqueraient, pour des raisons financières, de recourir à des interventions moins bien encadrées», affirme le Centre gauche – PCS dans un communiqué.
Les délégués ont également dit un NON clair à l’initiative populaire «contre l’immigration de masse». Même si l’augmentation de la population résidente constitue un défi pour notre pays, les plafonds et les contingents annuels d’autorisations de séjours pour les étrangers ne sont pas la bonne réponse aux problèmes qui se posent, ont-ils estimé.
Les délégués ont également entériné la modification du nom du parti en «Centre gauche – PCS Parti chrétien-social», décidé lors de la précédente assemblée des délégués à Delémont en votant la modification des statuts du parti. (apic/com/bb)



