«Notre François à nous aussi»
Etats-Unis: Le pape François séduit les évangéliques
Washington, 10 juin 2013 (Apic) Le principal journal évangélique américain, le «Christianity Today», a récemment publié un article très élogieux sur le pape François, intitulé «Our Francis, too» (»Notre François à nous aussi»). Un geste assez étonnant dans un pays où l’anticatholicisme évangélique a marqué l’histoire du pays, rapporte le 10 juin 2013 l’hebdomadaire chrétien français «La Vie».
Fondé en 1956 par Billy Graham, le «pape» de l’évangélisme américain, le mensuel «Christianity Today» est le principal organe de presse du monde évangélique anglophone. Se voulant rassembleur d’un milieu par définition très divers, il en reflète en quelque sorte l’état d’esprit général.
Or, une de ses plumes principales, le pasteur Timothy George, vient d’y donner une étonnante chronique intitulée «Notre François, à nous aussi» (»Our Francis, too»), dans laquelle il se livre à un éloge vibrant du nouveau pape. «Un évangélique louant publiquement l’évêque de Rome dans le journal le plus lu par sa communauté, la chose n’est pas banale», rapporte le journal chrétien français. Encore moins aux Etats-Unis, où l’anticatholicisme évangélique a marqué l’histoire du pays.
François, le «berger»
Timothy George salue d’abord la simplicité du pape et semble apprécier la rupture avec la pompe pontificale classique. Il explique aussi que le rapprochement catholiques/évangéliques est de toute manière un fait aux Etats-Unis. Il est en partie la conséquence de la lutte commune pro-life (anti-IVG). Le pasteur rappelle un discours de 2005 sans concession du cardinal Bergoglio sur la question. Enfin, le choix du nom de François semble lui indiquer une volonté d’évangélisation sans ambiguïté. Timothy George fait référence à la fameuse rencontre de François d’Assise et du sultan Al Malik Al Kamil, qu’il interprète comme une tentative de conversion de François envers le sultan, une «interprétation pour le moins discutable», relève «La Vie».
Après Jean Paul II «le libérateur», Benoît XVI «le professeur», Timothy George voit en François «le berger». Et de conclure sur cette phrase : «Sans oublier les grandes différences qui nous divisent, aujourd’hui plus que jamais, nous sommes appelés à travailler ensemble pour la cause du Christ dans un monde brisé». (apic/lavie/rz)



