«Nous attendons des fidèles au moins 500 millions de Francs CFA»
Côte d’Ivoire : Les évêques lancent « un fonds national catholique »
Abidjan, 7 juin 2014 (Apic) A l’issue de leur récente assemblée plénière, les évêques de Côte d’Ivoire ont annoncé officiellement le lancement du ‘Fonds national catholique’ chargé de subvenir aux besoins de l’Eglise ivoirienne. Les dons des fidèles commenceront a être récoltés dans toutes les églises du pays le 8 juin 2014 à l’occasion de la fête de la Pentecôte.Mgr Mgr Ignace Bessi, évêque de Katiola, initiateur du projet compte obtenir au moins 500 millions de francs CFA soit plus de 900’000 francs suisses ou 760’000 euros.
Jusqu’à présent en Côte d’Ivoire, la Conférence épiscopale (CECI) ne dispose d’aucune ressource propre, ni pour son fonctionnement ni pour le développement de projets d’envergure nationale, constate Mgr Ignace Bessi, dans le quotidien «L’intelligent». Plusieurs projets ont ainsi dû être abandonnés ou sont resté en panne. L’évêque cite en exemple la cessation de la parution du quotidien national catholique « La nouvelle » après seulement 9 numéros, le retard de la construction de la faculté des sciences de la santé de l’Université catholique à Yamassoukro, ou encore l’impossibilité de donner à la radio nationale catholique les moyens de diffusion sur l’ensemble du territoire. Le même constat vaut aussi pour la conférence épiscopale. L’actuel siège est lamentable et peu digne de l’Eglise de Côte d’Ivoire, relève Mgr Bessi.
Le pagne national catholique
La Conférence épiscopale compte sur une contribution de 500 CFA ( un peut moins d’un franc ou 0,75 euro) par an et par catholique. Elle considère que le pays compte environ un million de pratiquants. Un des supports de la campagne est le ‘pagne national catholique’. Cet étoffe imprimée sera mise en vente par les paroisses et les diocèses qui pourront bénéficier aussi d’une petite part du bénéfice.
«L’Eglise catholique de Côte d’Ivoire a actuellement 118 ans d’évangélisation. Jusqu’à présent, aucune activité appartenant à la conférence comme une activité commune n’est financée d’une manière autonome. On se rend compte également que l’aide extérieure s’amenuise d’année en année. Nous sommes au pied du mur. Nous devons donc maintenant subvenir nous mêmes, pour l’essentiel, à nos besoins», insiste Mgr Bessi.(apic/ibc/mp)



