?»Nous exhortons les hommes politiques, et en particulier ceux qui
devraient manifester avec fierete leur identite de catholique, a ne pas
craindre de declarer publiquement et de facon unitaire, leur intention de
se mettre au service de la vie et d’assumer la verite de l’homme comme
regle et fondement de leur facon d’agir. Nous leur rappelons la possibilite
offerte par l’Encylcique de promouvoir des intiatives legales destinee a
limiter le dommage des lois en faveur de l’avortement et contraire a la vie
humaine, quand il n’y a pas d’autres possibilites d’obtenir leur
abrogation».
?Les auteurs de cet appel, publie dans l’Osservatore Romano du 29 mai, sont
les 400 participants du Symposium international, organise a Rome (23-25 mai
1996) sur le theme de l’encyclique Evangelium Vitae, (dont ils fetaient le
premier anniversaire) et ses implications dans le domaine du droit et des
legislations. L’appel aux hommes politiques est un des quinze points de ce
manifeste qui est organise en trois parties : «conclusions doctrinales ;
conclusions pour la vie academique, ; conclusions socio-economiques».
? Sur le plan doctrinale, le Symposium, tout «en appreciant la democratie»
remarque qúelle est en train «d’alterer gravement les principes sur
laquelle elle doit s’appuyer» en se fondant sur «le relativisme ethique» :
«l’Etat de droit est mine dans son fondemement meme» concluent les
participants qui demandent que «les differents ordres juridiques qui ont
emis des lois contre le droit a la vie prevoient expressement l’objection
de conscience comme un droit des medecins et en general de tous les
operateurs sanitaires et des responsables des institutions hospitalieres et
de soin. Ils esperent que le choix pour l’objection de conscience ne se
transforme pas, comme de plus en plus souvent, en une discrimination
objective et odieuse lors de la formation universitaire et pour l’exercice
de la profession, vis-a-vis de ceux qui qui au nom de la defense de la vie
refusent de participer – de toute facon et a tous les niveaux – a des actes
diriges contre la vie.»
?»Les conclusions pour la vie academique» requierent essentiellement que
l’etude et la prise en compte du «droit naturel» soit reintegre dans les
etudes de droit ” parce que les normes de la justice ne depend pas de la
volonte des legislateurs mais de la verite meme de l’homme». Quant aux
«conclusions socio-economiques» elles s’adressent aux hommes politiques
leur demandant de ne pas cacher leur foi catholique, et d’agir pour obtenir
la limite des lois sur l’avortement quand ils ne peuvent pas obtenir
l’abrogation, mais aussi a tous les «hommes de bonne volonte» et aux
chretiens «en premier lieu» pour leur demander de «defendre la vie y
compris au prix de graves efforts et de sacrifices.» Le texte qui reconnait
la difficulte de certaines situations «en particulier pour une femme
d’accepter une vie naissante dans une situation difficile, ou pour une
famille d’assister un malade chronique ou en phase terminal» considere que
«l’heroisme n’est pas inhumain et qúil n’y a rien de plus humain que de
souffrir pour le bien». Le texte appelle egalement les «juristes» pour
qúils travaillent a «faire reconnaitre comme telles les lois injustes en
vue de les faire abroger».



