Nunzio Sulprizio, (1817-1836) enfant maltraité mort à 19 ans va être canonisé le 14 octobre 2018  | DR
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Nunzio Sulprizio, (1817-1836) enfant maltraité mort à 19 ans va être canonisé le 14 octobre 2018 | DR

Nunzio Sulprizio: un souffle de jeunesse parmi les saints du 14 octobre

11.10.2018 par I.MEDIA

En plein synode sur les jeunes, le pape François canonisera le 14 octobre 2018 une figure qui pourrait particulièrement parler à la jeunesse catholique: le bienheureux Nunzio Sulprizio, mort à seulement 19 ans.

Après la reconnaissance d’un miracle, le décret de canonisation du jeune Nunzio Sulprizio (1817-1836) a pu être signé par le pontife romain le 8 juin dernier. Beaucoup considèrent que les jeunes catholiques bénéficieront désormais d’un véritable ″modèle″, selon le terme que les cardinaux avaient utilisé lors du consistoire ordinaire public du 19 juillet dernier.

Bien avant eux, le 1er décembre 1963, en proclamant la béatitude de Nunzio Sulprizio, le pape Paul VI (1963-1978) avait proposé aux jeunes d’imiter cet orphelin notamment dans son acceptation de la souffrance. En effet, en plein Concile Vatican II, le pontife – qui sera également canonisé le 14 octobre – inscrivait Nunzio Sulprizio au rang des bienheureux, et le proposait comme modèle aux jeunes.

La jeunesse, l’âge des grands idéaux

Nunzio Sulprizio prouve que ″la jeunesse ne doit pas être considérée comme l’âge des passions désordonnées, des inévitables chutes, des crises invincibles, des pessimismes décadents, des égoïsmes qui s’affichent″, avait estimé le pape Paul VI dans son homélie lors de la béatification du jeune Italien. Mais au contraire, elle est une période ″de grands idéaux, de généreux héroïsme, d’exigences″.

A la suite de Nunzio, le pape du Concile invitait les jeunes à ″régénérer en eux-mêmes le monde″ dans lequel ils étaient appelés à vivre. ″Il vous appartient à vous les premiers, avait-il affirmé, de vous consacrer au salut d’une société qui a précisément besoin d’âmes fortes et intrépides″. Nunzio enseigne encore, selon le même pontife, ″la suprême parole″ du Christ: ″que le sacrifice, la croix soient notre salut et celui du monde″. Les jeunes comprennent, selon le pape, cette ″suprême vocation″.

Une vie de souffrance et de résilience

La vie du petit Nunzio est effectivement marquée par une grande souffrance, tant physique que morale, mais aussi par une véritable résilience. A 6 ans, il perd sa mère après avoir perdu son père trois ans auparavant. Cet orphelin est d’abord confié aux bons soins de sa grand-mère, qui meurt en 1826. C’est un oncle, violent et grossier, qui le prend alors en charge. Immédiatement, Nunzio est retiré de l’école pour travailler dans des conditions difficiles. Maltraité par cet oncle, Nunzio se blesse à la jambe. Et jusqu’à son dernier souffle, il en conservera un handicap.

Heureusement, Nunzio est adopté par un homme très pieux, Gaetano Errico, qui prend soin de lui et lui transmet une foi vive. Mais jugée incurable par les médecins, la santé du malheureux se dégrade. Il finit par rendre l’âme le 5 mai 1836 en confiant à son confesseur venu lui administrer les derniers sacrements: ″Soyez heureux, depuis le Ciel je vous assisterai toujours″. (cath.c/imedia/pad/rz)


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