Oecuménisme: La persécution des gréco-catholiques reste un obstacle dans le dialogue

Rome, 25 octobre 2001 (APIC) Une concorde parfaite entre les Eglises orthodoxe russe et catholique ne pourra être pleinement réalisée que quand la première reconnaîtra les persécutions perpétrées contre les catholiques par le régime soviétique et avalisées par l’Eglise orthodoxe. Le commentaire émane du jésuite Robert Taft, au cours d’un exposé qui a marqué le symposium sur le thème «Martyrs dans les Eglises de l’Est «, organisé les 24 et 25 octobre par l’Institut Pontifical Oriental.

Tant que l’Eglise orthodoxe sera dans l’incapacité de «reconnaître que la persécution contre les gréco-catholiques a été un crime contre l’humanité, et qu’elle a menti pendant plus de cinquante ans en s’acharnant à empêcher les gréco-catholiques de reprendre leur liberté au début de la désintégration du bloc soviétique, elle continuera, selon moi, à rendre impossible un vrai progrès oecuménique», a expliqué le Père Taft, après avoir passé en revue les événements qui ont marqué chacun des pays de l’Est.

Pour aller de l’avant, selon le jésuite, il faudra remettre à l’honneur «les vertus laïques de loyauté et de réciprocité, ainsi que la capacité de penser objectivement, avec cohérence et logique». Il s’agit cependant d’idéaux qui «ont des racines profondes même dans la spiritualité orientale», a-t-il indiqué.

«Je pense, a-t-il conclu, que ces qualités sont désormais des idéaux élémentaires et largement acceptés dans le dialogue oecuménique entre anglicans et catholiques. Le point crucial n’est pas que les anglicans et les catholiques ne se trouvent jamais en désaccord, mais que les désaccords peuvent être discutés de façon sincère et courtoise, sans invectives ni rudesse ni calomnie. C’est une grande source d’espoir de constater qu’il y a seulement quelques siècles les catholiques et les anglicans s’entre-tuaient, ou combien de temps les catholiques d’Angleterre ont dû attendre pour acquérir les droits civils fondamentaux. Il y a probablement de l’espoir, après tout, pour les orthodoxes et les catholiques». (apic/cip/vd/pr)

25 octobre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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