on est le 28 novembre, paniclet!
Paris, 27novembre(APIC) A un mois de la rencontre européenne de Taizé,
qui réunira du 28 décembre au 1er janvier plus de 100’000 jeunes à Paris,
les préparatifs vont bon train, autour d’une quinzaine de Pères de Taizé,
spécialement dépêchés dans la capitale. 100’000 jeunes, venus de l’Europe
entière, dont la moitié des pays de l’Est: 6’200 Baltes, 2’000 Roumains,
2’500 Croates, 3’100 Slovènes, notamment. Frère Emile, l’un des organisateurs de cette rencontre, fait le point pour l’APIC. Pas simple de résoudre
les problèmes d’hébergement…
F. Emile: Un rythme de 40 rencontres chaque soir dans la région parisienne est nécessaire, d’abord pour faire face aux problèmes. Celui de
trouver de nouvelles places d’hébergement pour tous en est un. Puisque
60’000 font encore défaut. Ensuite pour réfléchir au sens de ce rendezvous. Nous voulons montrer que partout on peut vivre en chrétiens et donner
des signes pour ne pas se décourager…
APIC: Comment comptez-vous les loger?
F. Emile: Il ne faut à chacun d’entre eux que 2 mètres carré d’espace
pour pouvoir dormir avec son sac de couchage. Nous comptons bien pouvoir en
loger encore beaucoup chez les habitants. On insiste sur cette formule car
c’est elle qui favorise le mieux la rencontre avec les familles, les quartiers. Mais nous avons de bonnes raisons de croire que la mairie de Paris,
les écoles et d’autres lieux institutionnalisés nous ouvriront leurs portes
le moment venu pour loger tous les autres… Nous rencontrerons du reste
les paroisses de l’Ile-de-France pour faire le point sur cette question.
APIC: Qui vous aide…
P. Emile: En plus des 15 Frères de la communauté, une vingtaine de jeunes permanents de Taizé sont là depuis quelques temps. Tous les autres, des
centaines, sont permanents. Il y a beaucoup d’initiatives étonnantes. De
très nombreux jeunes ont contacté d’eux-mêmes leurs maires, leurs curés et
ont réfléchi aux signes d’espérance qu’ils peuvent donner dans cette société souvent démoralisée. Cela génère beaucoup de liens et d’actions fraternelles et oecuméniques.
APIC: Quels sont les enjeux de cette rencontre…
P. Emile: Un mot clé: réconciliation. Notamment pour les jeunes d’Europe
de l’Est car la plupart ont des cicatrices liées aux brûlures de l’histoire
qui ont laissé des souvenirs très vifs. L’autre grand objectif: aider les
jeunes à prendre leurs responsabilités. Ils sont sensibles au concret plus
qu’aux idéologies. Les rencontres qui se dérouleront le matin dans les
quartiers seront à cet égard des temps forts de réflexion sur la société
qu’ils veulent construire demain.



