«On ne comprend pas ce qu’ils veulent»

Rome: L’archevêque de Kirkouk réagit à l’attentat contre une église catholique

Rome, 3 août 2011 (Apic) Après l’attentat du 2 août 2011 devant l’église syrienne-catholique de la Sainte-Famille, à Kirkouk (Irak), l’archevêque du lieu s’interroge sur l’éventuel message politique de l’attaque. L’explosion d’une voiture piégée a fait 15 blessés, parmi lesquels des femmes et des enfants, chrétiens et musulmans confondus.

Interrogé par Radio Vatican quelques heures après l’attentat, l’archevêque de Kirkouk, Mgr Louis Sako, n’a pas caché son étonnement devant l’attaque, s’interrogeant sur les motivations de ses auteurs, et souhaitant qu’il s’agisse de «leur dernier acte de violence».

«Le mois de Ramadan est un mois de prière, de jeûne et pour faire le bien, on ne comprend pas ce qu’ils veulent», a affirmé l’archevêque chaldéen. «S’ils ont des requêtes ou des droits à revendiquer, il existe d’autres moyens, il y a d’autres moyens que les bombes et les explosions». «Peut-être y a-t-il un message politique derrière cela», s’est interrogé Mgr Sako sans donner plus de précisions.

Il y a moins d’un mois, Mgr Louis Sako avait célébré une première messe dans la nouvelle église Saint-Paul, à l’extérieur de Kirkouk. Il s’agit de la première église construite en Irak depuis la chute de Saddam Hussein.

Deux autres voitures piégées

Dans la matinée du 2 août, après l’attentat contre l’église de la Sainte-Famille, deux autres voitures piégées ont été repérées et désamorcées par les forces de l’ordre à proximité de sites chrétiens, l’une à moins de deux kilomètres, près de l’église Saint-Georges, et la seconde près d’une école.

Kirkouk compte près de 600’000 habitants dont 10’000 chrétiens (50’000 avant la chute du régime de Saddam Hussein). Ils n’avaient pas pu célébrer cette année les fêtes de Noël après des menaces de mort adressées à des notables chrétiens par une branche d’Al-Qaïda. (apic/imedia/ami/amc)

3 août 2011 | 08:35
par webmaster@kath.ch
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