«On ne sait jamais s’il est de droite ou de gauche»
Argentine: Les confidences de la nièce du pape
Buenos Aires, 13 août 2013 (Apic) Dans une longue interview diffusée sur le site Tierras de América le 12 août 2014, la nièce du pape François, Maria Inés Narvaja, décrit son oncle comme un homme doté d’un «très bon sens de l’humour, discipliné mais aussi très réservé, théologiquement plutôt conservateur, mais pastoralement progressiste». Dans cet entretien, elle raconte également que Jorge Mario Bergoglio ne l’a jamais jugée lorsqu’elle a décidé d’épouser civilement un homme qui attendait la nullité de son précédent mariage par les autorités ecclésiastiques.
«Je peux presque prévoir quand il va me téléphoner», confie Maria Inés Narvaja qui décrit son oncle comme un être très attentionné envers les plus pauvres. D’un point de vue politique, Jorge Mario Bergoglio n’aime pas les étiquettes. En le voyant, relève-t-elle, on pourrait se demander «de quel côté il se situe. Certes, il est très attentif à la justice sociale, mais on ne sait jamais s’il est de droite ou de gauche, précise-t-elle. Peut-être parce que théologiquement, il est plutôt conservateur, mais pastoralement, il est plutôt progressiste», en déduit la fille de l’une des sœur du pape.
Un autre trait de caractère que souligne Maria Inés Narvaja est la grande discrétion de Jorge Mario Bergoglio et sa faible proportion à parler de choses personnelles, et notamment de ses problèmes. «Il est d’un hermétisme impressionnant», affirme-t-elle, assurant qu’il est «très réservé».
«Il ne te juge pas, il ne te dira jamais ce que tu dois faire»
Dans cette interview, elle évoque également son mariage, d’abord civil, avec un homme qui attendait encore la nullité de sa précédente union par les autorités ecclésiastiques. Quatre ans plus tard, elle se maria finalement à l’Eglise. «Pendant toute cette période, il a été un père pour moi et je lui en suis très reconnaissante», explique-t-elle. «Il ne te juge pas, il ne te dira jamais ce que tu dois faire», poursuit la nièce du pontife. «Quand je lui ai dit que je ne pouvais pas attendre pour me marier à l’Eglise, que j’avais déjà un certain âge et que je me mariais civilement, il m’a dit : ›C’est la meilleure nouvelle que tu puisses me donner’», se souvient-elle.
Ainsi, au sujet de la problématique de l’accès à l’eucharistie des divorcés remariés, Maria Inés Narvaja estime que le pape «obéira à ce que décidera le synode». Dans son encyclique Evangelii gaudium, rappelle-t-elle, François souligne que la communion «n’est pas un prix, mais la nourriture du pèlerin». «J’en ai longuement parlé avec lui, au vu de ma situation personnelle, ajoute l’Argentine, ceux qui reçoivent la communion ne reçoivent pas un certificat de bonne conduite». (apic/imedia/mm/pp)



