Pakistan: La lutte contre la persécution des minorités religieuses s’organise

ONGs et Eglise catholique s’opposent aux mariages et conversions forcés

Lahore, 4 juin 2012 (Apic) Plus de 150 enfants ont manifesté le 30 mai dernier à Lahore, au Pakistan, pour protester contre les exactions dont ils sont victimes. Cette manifestation s’inscrivait dans la campagne de sensibilisation de l’ONG SPARC contre les violences croissantes à l’égard des femmes et des enfants, spécialement ceux des minorités religieuses. L’Eglise catholique locale se joint à la protestation.

Kidnappings, mariages précoces, meurtres, actes de maltraitance, esclavage et abus sexuels sont en augmentation dans la province du Pendjab, au Pakistan, rapporte l’agence d’information des missions étrangères de Paris, Eglises d’Asie (eda). Ce sont particulièrement les représentants des minorités religieuses qui en sont les victimes. La campagne de sensibilisation lancée par l’ONG SPARC (Society for the Protection of the Rights of the Child) visant à dénoncer ces violences croissantes vient de s’achever. Le point culminant de cette action a été le sit-in organisé à Lahore le 30 mai dernier. Plus de 150 enfants y ont porté un masque où il était écrit «stop à la violence». Ils ont également brandi des articles de journaux sur le mariage des enfants, le kidnapping des mineurs, le suicide des adolescentes violées et les conversions forcées de fillettes mariées contre leur volonté à un musulman.

Les élèves de plusieurs écoles de la région du Pendjab ont participé à des spectacles, pièces de théâtre et marches pour la défense des droits de l’enfant et le respect des populations discriminées.

L’Eglise catholique a elle aussi récemment demandé à l’Etat pakistanais d’adopter de toute urgence des lois protégeant les femmes, spécialement celles appartenant aux minorités religieuses. Lors d’une réunion le 26 mai dernier à Lahore, la Commission ’Justice et Paix’ de la Conférence épiscopale du Pakistan a vivement critiqué le jugement de la Cour suprême au sujet des trois femmes converties de force. Dans une déclaration commune, les participants du colloque ont dénoncé le fait que malgré les dénonciations récurrentes de la Commission des droits de l’homme, des organisations de défense des droits de l’enfant, des ONG et des Eglises chrétiennes, la situation ne cessait de s’aggraver et que les lois promises pour protéger les enfants et les femmes n’étaient toujours pas votées. (apic/eda/ucanews/rz)

4 juin 2012 | 14:22
par webmaster@kath.ch
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