Palestiniens =
ONU: le Saint-Siège demande la reprise des négociations entre Israéliens et
Rome/New York, 25 novembre 1996 (CIP)
Intervenant le 22 novembre devant le 3e comité de la 51e session de
l’assemblée générale de l’ONU, l’observateur permanent du Saint-Siège, Mgr
Renato Martino, a réclamé la reprise des négociations de paix entre
Israéliens et Palestiniens.
Il y a en effet urgence, étant donné les conséquences du bouclage de la
Cisjordanie et de la Bande de Gaza. La suspension des communications entre
Israel et ces territoires non seulement entraîne le chômage des
Palestiniens et la paralysie des écoles, mais empêche l’accès des
Palestiniens à Jérusalem, et donc aux structures sanitaires et aux lieux de
culte. Le prélat a rappelé la position du Saint-Siège sur Jérusalem, «ville
de deux peuples et de trois religions», que nul ne peut donc s’approprier.
«Aucune revendication individuelle, faite au nom de l’une ou l’autre de ces
religions ou en raison de précédents historiques ou de prépondérance
numérique, n’est acceptable», a-t-il insisté. Jérusalem est aussi une
réalité spirituelle, et «ce patrimoine spirituel ne peut être ignoré dans
le processus de négociation». Ville sainte, Jérusalem est pour cela
indivisible et universelle, a expliqué l’observateur du Saint- Siège, «une
réalité unique, universelle en raison de son caractère sacré, dans son
ensemble et pour les trois religions». Mgr Martino a dénoncé aussi les
confiscations de terres dans les territoires encore occupés. «La
confiscation de terres au nom de la sécurité peut devenir une invitation à
l’injustice, quand on viole les droits de ceux qui y vivent», a-t-il
affirmé. Et de mettre en garde; «L’expansion actuelle des implantations
juives sans le recours indispensable aux négociations entre Israéliens et
Palestiniens ne fait que rendre plus difficile les futurs efforts.»
Le diplomate a enfin demandé une aide financière pour stimuler l’économie
palestinienne à Gaza et en Cisjordanie, sans quoi même la conclusion des
efforts de paix sera peine perdue.



