Les Etats ne sont pas libres de ne pas les appliquer

ONU : Le Saint-Siège rappelle que les droits de l’homme sont universels et indivisibles

New York 12 novembre 1999 (APIC) Les droits de l’homme sont universels parce qu’ils ont leur source dans l’égale dignité de chaque personne, et ils sont indivisibles. Les Etats peuvent les reconnaître, les promouvoir et les défendre mais ils ne peuvent pas les choisir de manière sélective, privilégiant certains et négligeant d’autres. C’est ce qu’a déclaré Mgr Renato Martino, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies, au cours de son intervention, mercredi à l’occasion de la troisième commission de l’Assemblée Générale à New York.

Le nonce a rappelé que les Nations Unies sont nées précisément pour réaffirmer la foi dans la dignité et la valeur de la personne humaine, ajoutant que toute limitation de cette tâche, même dans le langage, diminuait l’importance du but même de l’existence de l’ONU. Mgr Martino a fait remarquer que les droits de l’homme sont universels. Les Etats ne peuvent dont pas les accepter ou les interdire sur leur territoire, en prétextant la souveraineté nationale. L’archevêque n’a pas mentionné clairement le débat en cours à l’ONU sur le moratoire concernant la peine de mort, mais il semble évident que son rappel touchait également cette question. (apic/zn/mp)

12 novembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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