ONU: Le Saint-Siège relance la question de la «feuille de route» au Proche- Orient

Mais les négociations doivent inclure la question de Jérusalem

New York, 4 novembre 2003 (Apic) Le Saint-Siège a plaidé pour la poursuite des négociations au Proche-Orient, avec l’aide de la communauté internationale. S’exprimant lundi devant l’assemblée de l’ONU, à New York, dans le cadre d’une séance sur le soutien aux réfugiés palestiniens, Mgr Celestino Migliore a estimé que les négociations doivent inclure la question de Jérusalem pour limiter le flux de l’émigration des chrétiens et permettre l’accès des pèlerins aux lieux saints.

Pour Mgr Celestino Migliore, responsable de la délégation du Saint- Siège auprès de l’ONU, «la récente rupture du cessez-le-feu a provoqué la brusque augmentation du niveau de violence. Les Israéliens et les Palestiniens continuent d’être tués».

Soulignant que le Saint-Siège ne voit de solutions à ce conflit du Proche-Orient que «lorsque les deux Etats vivront, l’un à côté de l’autre, en paix et en sécurité», il appelé la communauté internationale à s’engager avec l’aide de la «feuille de route» pour faire prendre conscience aux deux parties «que l’occupation des territoires et les attaques terroristes sont à l’origine d’une spirale sans fin de violences et de vengeances».

Mgr Migliore a précisé que «la recherche d’une solution aux multiples problèmes doit inclure la question de la ville sainte de Jérusalem». «La liberté de religion et de conscience pour ses habitants doit être garantie, a-t-il poursuivi, ainsi que l’accès aux lieux saints pour les pèlerins de toute religion et de toute nationalité».

Soulignant que les difficultés rencontrées par les pèlerins pour se rendre sur place «sont à l’origine de sévères pénalités économiques», il a regretté «la diminution» du nombre des chrétiens vivant sur place en raison, justement, «des dures conditions de vie».

Mais pour l’observateur du saint-Siège, il ne s’agit pas simplement de militer en faveur de la poursuite des négociations mais aussi de «poursuivre l’assistance envers ceux qui vivent la violence au quotidien». Donnant l’exemple positif de l’Université de Bethléem qui a diplômé 7’617 étudiants depuis sa fondation en 1973, il a souligné qu’en «dépit des blocus, des check-points et d’une économie dévastée, les jeunes cherchent toujours à se former». Il a ainsi lancé un appel en faveur d’une «courageuse disponibilité de la part des responsables» de la communauté internationale. (apic/imedia/pr)

4 novembre 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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