Pour un renforcement des instruments juridiques contraignants
ONU: Mgr Tauran fait le point sur les droits de l’homme (181193)
Rome, 18novembre(APIC) Mgr Jean-Louis Tauran, responsable pour les rapports avec les Etats, a plaidé devant le troisième comité de l’Assemblée
générale des Nations Unies pour un renforcement des instruments juridiques
mis en place pour garantir le respect des droits de l’homme. Parmi les
droits fondamentaux de l’homme, Mgr Tauran a cité celui de la liberté religieuse. Des progrès ont été réalisés ces dernières années en Europe centrale et orientale, a-t-il dit. Reste que les croyants sont encore et toujours
victimes de graves discriminations. «C’est le cas dans certains pays de
tradition islamique».
Chaque jour, a-t-il constaté, on continue d’entendre parler «de violences, de guerres, de pauvreté, de chômage, de sous-développement culturel,
d’inquiétantes manipulations génétiques, quand ce n’est pas le droit de
naître qui est nié».
Tandis que «les droits fondamentaux de la personne humaine sont indivisibles et universels», on constate un écart «entre les normes internationalement établies et leur application défectueuse», a encore observé le représentant du Saint-Siège.
Parmi les droits fondamentaux de l’homme, Mgr Tauran a cité celui de la
liberté religieuse, «qui a fait des progrès ces dernières années en Europe
centrale et orientale», même si «aujourd’hui les croyants sont l’objet de
graves discriminations en de trop nombreuses régions». C’est le cas «dans
certains pays de tradition islamique, où les chrétiens ne peuvent avoir un
lieu de culte pour se réunir ni même célébrer dans leur maison».
«Non seulement pour les catholiques, mais également pour toutes les autres communautés de croyants, le Saint-Siège réclame la reconnaissance des
droits individuels et collectifs des citoyens croyants».
Au moment de conclure, Mgr Tauran a réaffirmé qu’il importe de «redéfinir un concept aussi important que celui de minorité nationale» et de «se
doter d’instruments contraignants pour que soient prévenus et punis les génocides et les déplacements forcés de population, ainsi que le commerce des
armes qui les soutient». (apic/sv/pr)



