Et de l’aide aux personnes déplacées de force.
ONU: Plaidoyer du Saint-Siège en faveur des réfugiés
New York, 27 novembre 2001 (APIC) L’aide aux personnes déplacées de force à l’intérieur même d’un pays doit être aussi, voire plus importante que celle aux réfugiés qui quittent leur pays, a estimé Mgr Renato Martino, l’observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unis à New York. Il intervenait dans le cadre d’une commission de l’ONU sur la question des réfugiés et des personnes déplacées.
Les personnes «traquées par la guerre ou les persécutions et qui se déplacent à l’intérieur de leur propre pays ont besoin d’autant, voire de plus d’aide que les réfugiés, a affirmé prélat… C’est une chance pour les réfugiés, si on peut dire, d’être reconnus comme tels, car cela leur donne accès à une protection légale qui a parfois une valeur politique».
Le Saint-Siège souhaite ainsi que le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR) puisse avoir une plus grande considération pour ces personnes qui n’ont pas le statut de réfugiés, ne passant pas les frontières de leur pays: «Elles ont droit à une assistance, même si leur pays est un territoire souverain et que cette assistance va à l’encontre du souhait de leur gouvernement «.
Rappelant que l’on compte aujourd’hui près de 22 millions de réfugiés dans le monde, Mgr Martino a insisté sur la situation de ceux qui fuient l’Afghanistan. Le dernier rapport de l’UNHCR parle de plus de 3,5 millions d’Afghans ayant trouvé refuge au Pakistan et en Iran. «Qu’est-ce qui peut être fait pour résoudre ce problème des réfugiés?», a lancé le prélat, en parlant de «tragédie».
A court terme, a-t-il enchaîné, «la réponse doit être liée à la protection des réfugiés en leur apportant la sécurité et une assistance humanitaire». Ensuite, a ajouté l’observateur permanent du Saint-Siège, il s’agit de «comprendre les raisons pour lesquelles ces personnes ont été forcées de quitter leur maison». Sans ces aspects, a-t-il conclu, tous les plans de soutien aux réfugiés deviennent «inefficaces ou même contre-productifs». (apic/cip/pr)



