Oppositions aux ouvertures pastorales de la Relatio post disceptationem
Synode sur la famille: Un rapport intermédiaire «indigne» selon le cardinal Müller
Rome, 15 octobre 2014 (Apic) «Indigne, honteuse et complètement erronée». C’est ainsi que le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, aurait défini la Relatio post disceptationem du Synode des évêques sur la famille en intervenant dans l’un des groupes de travail de l’assemblée en cours, le 14 octobre 2014. Cette information émane du site internet du quotidien italien La Repubblica, le 15 octobre 2014.
Ce texte, qui fait notamment mention «d’éléments positifs» présents dans des unions hors mariage catholique et semble proposer des ouvertures envers les couples homosexuels, a suscité de vives réactions dès sa lecture publique, le 13 octobre. Le Saint-Siège a dû rappeler qu’il s’agissait d’un «document de travail» et par conséquent provisoire. Plusieurs prélats ont tenu à prendre leurs distances avec cette Relatio.
Un rapport désormais à l’étude
Elle est désormais à l’étude dans les groupes linguistiques, qui doivent présenter leurs propositions de modifications avant le vote du rapport final de cette première phase du synode, en fin de semaine. C’est dans le cadre de ce travail en groupes qu’est intervenu le cardinal Müller, qui a exprimé, selon La Repubblica, toute sa «contrariété pour une Relatio indigne et honteuse».
Depuis le début des travaux, le cardinal Müller, l’un des représentants d’une ligne moins encline aux ouvertures pastorales proposées par certains, n’a pas hésité à critiquer dans la presse le fonctionnement de ce synode. Il a notamment déclaré qu’il y avait une certaine «contradiction» à ne pas publier le texte des interventions des pères synodaux. En outre, quelques semaines avant l’ouverture de l’assemblée, un ouvrage était paru avec les textes de 5 cardinaux, dont le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, pour défendre la vision traditionnelle du mariage et s’opposer vivement aux pistes proposées par le cardinal Walter Kasper sur le sujet. (apic/imedia/mm/pp)



