Police en état d’alerte
Orissa: L’assassinat d’un extrémiste hindou fait craindre une nouvelle flambée de violence
New Delhi, 7 novembre 2008 (Apic) Les mesures de sécurité ont été renforcées jeudi dans le district de Kandhamal, dans l’État de l’Orissa, par crainte que le meurtre d’un activiste issu d’un groupe radical hindouiste commis par de présumés rebelles maoïstes ne donne lieu à de nouvelles hostilités contre les chrétiens.
Le quotidien Times of India indique que les autorités locales ont interdit tout rassemblement de plus de trois personnes et déployé des centaines d’agents dans plusieurs localités sensibles. Cela, après l’assassinat, mercredi soir dans le village de Kumbharigaon, de Dhanu Prahani, activiste du mouvement extrémiste hindou Rashtriya Swayamsevak Sangh (Rss), abattu par balles par des hommes en moto.
Le quotidien précise en outre que le frère de la victime a attribué l’assassinat à des membres de la communauté chrétienne locale, bien que la police soit sur les traces des rebelles maoïstes qui projetaient depuis quelques temps déjà de tuer Dhanu Prahani.
Le 23 août, le meurtre du chef religieux hindou Laxamananada Sarawati et de quatre de ses assistants avait engendré de graves violences à l’encontre des chrétiens dans le district de Kandhamal et aux alentours, violences soldées par 38 victimes, 23’000 personnes déplacées – dont 10’000 se trouvent toujours dans les camps de réfugiés – et des centaines de maisons brûlées. L’Église locale estime pour sa part que les agressions antichrétiennes ont causé la mort de 60 personnes au moins. Bénéficiant du soutien des partis nationalistes, les mouvements radicaux hindous avaient en effet attribué le meurtre du chef hindouiste aux chrétiens et ce, en dépit de la revendication publique des rebelles maoïstes. Selon la police, aucune violence n’aurait été enregistrée contre les chrétiens depuis le 30 septembre. (apic/eda/pr)



