Enfants séquestrés de force par l’armée rebelle
Ouganda: Appel dramatique d’un missionnaire italien
Kampala, 3 janvier 2000 (APIC) «Faites quelque chose pour nos enfants! ” C’est le cri du Père Tarcisio Pazzaglia, 66 ans, missionnaire combonien du Nord Ouganda. Le Père Pazzaglia lance à travers l’agence catholique MISNA un appel à la Communauté internationale pour que cesse le séquestre de mineurs de la part des rebelles ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA).
«Depuis 10 jours désormais, déclare-t-il, les rebelles provenant du Sud du Soudan ont repris leurs incursions dans les districts de Gulu et de Kitgum. Il nous est impossible de fournir un bilan exact des victimes, orts ou blessés, mais on en compte certainement plusieurs dizaines. Les gens sont terrorisés parce que les insurgés contraignent les enfants à s’enrôler dans leurs rangs».
Le Père Pazzaglia, originaire de Pesaro, dans les Marches italiennes, travaille comme missionnaire en Ouganda depuis 1965. Faisant référence à la réalisation du Jubilé des Enfants célébré dimanche devant la basilique Saint-Pierre à Rome, le Père combonien invite les chrétiens du monde entier «à prier mais surtout à alerter l’opinion internationale pour sauver des vies innocentes».
«Le 1er Janvier, solennité de Sainte Marie Mère de Dieu, au cours de la messe célébrée dans un village du diocèse de Gulu, poursuit le Père Pazzaglia, une maman d’environ 30 ans m’a raconté que deux de ses enfants, Mosè Ocan et Grace Aciro sont tombés entre les mains des rebelles. Ils devaient être baptisés la veille de Noël, mais ils ont étés enlevés le jour précédent».
La LRA, fondée par Josef Kony, est active depuis plus de 10 ans en temps que force anti-gouvernementale du Nord Ouganda. «Beaucoup de ses soldats, estime le Père Pazzaglia sont des enfants contraints à faire la guerre. Des observateurs sur place estiment que les rebelles retiennent en otages environ 5’000 personnes, mineurs et adultes. «J’espère que le Seigneur atteindra le coeur de ceux qui sont responsables et de ceux qui ferment les yeux devant de tels crimes», conclut le missionnaire italien (apic/misna/co/ba)



