Quatre jours après les faits

Ouganda: Les assassins du Père O’Toole ont été fusillés le jour même de leur procès

Kampala, 26 mars 2002 (APIC) Les assassins du Père O’Toole ont été fusillés le 25 mars, jour même de leur condamnation, après un procès promptement mené par les autorités militaires ougandaises. Un porte-parole de l’armée a tenu à préciser que l’assassinat du Père O’Toole et des deux civils qui l’accompagnaient, résulte de l’initiative privée des deux soldats reconnus coupables et non de l’armée en tant qu’institution.

Les autorités militaires ougandaises ont traité le cas des assassins du Père Declan O’Toole (31 ans) en quatre jours. Les faits remontent au soir du 21 mars, le prêtre catholique de la Congrégation de Mill Hill est abattu avec deux autres personnes lors d’une embuscade dans le district de Kotido, dans la région du Karamoja (nord-est de l’Ouganda). L’enquête menée par les militaires soupçonne le caporal James Omediyo et le soldat Abdullah Muhammad qui comparaissent devant un tribunal le 25 au matin. Reconnus coupables, ils sont fusillés le soir même en présence d’une foule d’un millier de personnes.

La diligence de l’armée ougandaise à rendre justice s’inscrit dans sa volonté de redonner crédibilité à la campagne de désarmement des tribus Karamajongs. Les bandes armées rivales de cette ethnie se livrent à des raids violents dans la région du Karamoja pour s’approprier des troupeaux.

Le Père O’Tolle s’était insurgé contre les pratiques de l’armée ougandaise, notamment lors de fouilles de fidèles de sa paroisse de Panyangela. Sa dénonciation de l’usage excessif de la force lui avait valu d’être battu le 10 mars par des soldats de l’armée ougandaise. Après cette première attaque, le Père O’Toole avait pourtant reçu des assurances de la part du gouvernement ougandais et de l’ambassade irlandaise. (apic/mna/sh)

26 mars 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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