Gouvernement impuissant à protéger les populations locales

Ouganda: Les leaders religieux Acholi demandent une intervention internationale

Gulu, 4 mars 2004 (Apic) Les leaders religieux Acholi, région du nord de l’Ouganda soumise aux attaques meurtrières et incessantes des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), demandent une intervention internationale face à l’impuissante de Kampala de protéger les populations locales.

«Nous adressons un appel au gouvernement de l’Ouganda pour qu’il déclare le nord du pays zone sinistrée et pour demander l’intervention de la communauté internationale afin qu’elle mette fin à la guerre», écrivent une vingtaine de leaders religieux de la communauté Acholi, Lango et Teso, réunis mardi à Kampala pour discuter de la grave situation dans les zones septentrionales de l’Ouganda.

Les récents massacres de Abia et Barlonyo (presque 300 victimes civiles au total), perpétrés par les rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) «sont des crimes qui représentent une injure à Dieu», écrivent les leaders religieux. Ces derniers dénoncent aussi «l’intolérable situation humanitaire» qui frappe environ 2 millions de personnes évacuées. Rassemblées dans des camps «inadéquatement protégés» par l’armée ougandaise, ces personnes ont besoin d’une intervention urgente.

L’appel des leaders religieux intervient alors que de nouvelles attaques de rebelles ont été enregistrées dans la nuit de mardi à mercredi, principalement dans la zone de Gulu, indiquent l’Agence Misna. Les rebelles de la LRA ont enlevé des enfants et saccagé des habitations. On ignore si l’attaque a fait des morts et des blessés. (apic/misna/pr)

4 mars 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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