Un prêtre réclame une réforme urgente pour cette Eglise

Ouganda: tiraillement au sein de l’Eglise anglicane locale

Kampala, 6 septembre 1998 (APIC) Un ecclésiastique ougandais demande à l’Eglise anglicane de son pays – l’Eglise de la province de l’Ouganda – a entreprendre des réformes urgentes.

Dans une «Lettre à l’Eglise» de 44 pages, le prêtre David Christopher Turyagumanawe, d’un diocèse du Sud-Ouest du pays, demande aux évêques, aux membres du clergé et aux laïcs, de se pencher sur la situation de l’Eglise et d’effectuer ensuite des réformes. «Si l’Eglise ne fait aucune réforme, alors il y aura des conflits et des violences».

A l’heure ou le gouvernement se démocratise progressivement, l’Eglise, quant à elle, évolue très lentement, estime-t-il. «En de nombreux cas, les responsables de l’Eglise décident des nominations des membres du clergé et du personnel, sans même consulter les paroisses». Parfois, renchérit-il, la sélection des représentants des commissions de l’Eglise est caractérisée par les intrigues et un manque de transparence.

Les règles de procédure adoptées par l’Eglise ont été souvent écrites par les responsables de l’Eglise et les comités «approuvent sans discuter» ce que ceux-ci ont déjà décidé. «Les moyens de communication doivent être élargis afin que tous les fidèles puissent donner leur point de vue, qu’il soit positif ou négatif, sur l’Eglise Les responsables de notre Eglise doivent écouter très attentivement; non seulement superficiellement, mais en profondeur. Si l’Eglise est incapable d’écouter, il y aura toujours des voix discordantes. Et si ces voix ne sont pas entendues, alors l’Eglise évoluera peu à peu vers une situation conflictuelle», écrit le prêtre. (apic/eni/bia/pr)

6 septembre 1998 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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