Oui à l’adhésion de la Suisse à l’ONU, non au racisme, à la xénophobie et aux 18%

Exprimant ses craintes face aux récentes bouffées de racisme et de xénophobie en Suisse, la CES redit son opposition à l’initiative voulant réduire la présence étrangère à 18% de la population suisse. Répondant à la consultation du Conseil fédéral sur l’adhésion de la Suisse à l’Organisation des Nations Unies (ONU), les évêques suisses espèrent rejoindre le concert des nations le plus rapidement possible. «Nous serions ainsi le 190ème Etat à faire partie de l’ONU!», a ironisé Mgr Grab.

Il s’agit pour la CES que la Suisse soit plus directement associée à la réalisation des objectifs de paix et de promotion des droits humains qui sont ceux des peuples des Nations Unies, précise le Père Roland-B. Trauffer, secréétaire général de la CES. Les évêques suisses n’entrent pas dans le débat sur la neutralité, mais insistent sur le danger de l’isolement du pays, alors que l’engagement pour la justice, la paix et la sauvegarde de la création exige à l’évidence une collaboration de la communauté des nations. Cette collaboration est cruciale notamment en matière de migrations et de protection de l’environnement.

Pour le Père Trauffer, la Suisse peut faire bénéficier l’ONU – «qui a besoin de profondes réformes» – de son expérience historique dans le domaine de la collaboration multiculturelle, du fédéralisme et du respect des minorités. Dépositaire des Conventions de Genève, elle peut aussi contribuer au développement et à la propagation du droit humanitaire. (apic/be)

7 septembre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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