Catholiques largement favorables, selon «Nous sommes Eglise»
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Le centième anniversaire de la mort de la «Petite Thérèse» est marqué dans les carmels suisses du Pâquier, près de Bulle, et de Develier, dans le Jura, par différentes manifestations auxquelles sont le plus souvent associés les fidèles: vêpres, rencontres, conférences et même concerts ou théâtres, indique Sœur Marguerite Marie, Mère prieure du couvent jurassien. Une religieuse qui sait de quoi elle parle en évoquant le vie de la sainte: «Mon choix d’appartenir aux carmélites est influencé par Thérèse». Une certitude encore renforcée après la lecture de l’»Histoire d’une Ame», que lui avait remise Mère Agnès, explique-t-elle.
Dernière d’une famille très pieuse de 9 enfants, dont quatre vont mourir en bas âge (son père, Louis Martin, s’était vu refuser l’accès à la vie religieuse au monastère du Grand Saint-Bernard, en raison de son ignorance du latin, sa mère, Zélie, avait elle aussi songé à devenir religieuse, déconseillée en cela par la Supérieure de l’Hôtel-Dieu d’Alençon), sainte Thérèse de l’Enfant Jésus a été béatifiée par Pie XI le 29 avril 1923, année de la translation de ses reliques au carmel, puis canonisée le 17 mai 1925 à Rome, en présence de plus de 500’000 pèlerins. Elle sera déclarée par le même pape patronne des missions avec saint François-Xavier, le 14 décembre 1927, avant d’être proclamée par Pie XII patronne secondaire de la France, le 3 mai 1944.
Sainte Thérèse de Lisieux pourrait être proclamée par le pape Docteur de l’Eglise lors des prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse, qui se tiendront en août prochain à Paris. A l’exception d’un voyage en Italie, d’un autre à Paris et quelques brèves vacances à Deauville en compagne de sa tante, ni théologienne, nourrie presque exclusivement de la pensée spirituelle de Jean de la Croix et de Thérèse d’Avila, au bénéfice d’une éducation scolaire somme toute moyenne, sans autre connaissance du monde que son carmel où elle y est entrée à 15 ans, la «Petite Thérèse, morte à 24 ans, n’en deviendrait pas moins la troisième femme à être proclamée Docteur de l’Eglise, après Catherine de Sienne et Thérèse d’Avila. Une cinquantaine de Conférences épiscopales se sont d’ores et déjà prononcées dans ce sens. Dont la Conférences des évêques suisses.
«Certains prédisaient: on n’en parlera plus dans dix ans». Méditatif, Mgr Gaucher tourne quelques pages du manuscrit de Thérèse posé sur son bureau.. «Annonciatrice de Vatican II en bien des points, elle a profondément marqué la théologie, la spiritualité et les conversions. C’est incroyable le nombre de vocations qu’elle suscite chez les prêtres, les religieux et religieuses.» Son apport est essentiel, poursuit l’évêque auxiliaire. «Je dirais qu’elle est la patronne de la nouvelle évangélisation».
APIC – REPORTAGE