Les chrétiens demandent l’envoi d’une force internationale de paix
Le problème socio-politique du Chiapas est encore aggravé par l’»affaire Lopez», l’évêque du Chiapas que tout le monde s’attendait à voir prendre la succession de Mgr Ruiz. Trop proche à son tour des Indios et de l’évêque démissionnaire Ruiz – pour raison d’âge – Mgr Lopez, pourtant coadjuteur, a été déplacé. Et de l’avis des observateurs en place au Mexique, le coup semble bien mal ressenti. Et ce n’est pas l’intervention de l’archevêque de Mexico, le cardinal Roberto Rivera, qui calmera les esprits. Lui qui, en début de semaine, mettait au défi l’EZLN de prouver sa bonne foi pour la recherche d’une solution de paix. «Alors qu’il ne demandait rien au gouvernement, corrompu à souhait, d’en faire pour le moins autant. Ce même gouvernement qui méprise pourtant les accords de San Andrès. Et viol impunément les droits de l’homme. On a le sentiment de deux poids et deux mesures», estime-t-on au secrétariat des droits des indigènes, à Mexico.
L’Etat du Chiapas en quelques chiffres
Malgré les nombreuses entraves, les observateurs ont eu l’occasion de rencontrer le «subcommandante» Marcos, poète, ambassadeur et tête pensante de la cause des indiens du Chiapas sous la bannière de Armée nationale de libération zapatiste. Marcos vit dans la clandestinité dans la forêt et son approche est gardée par les zapatistes. Il porte toujours une cagoule sur son visage en public. L’EZLN est une armée défensive. Elle est constituée essentiellement de métis; elle n’a jamais rompu le cessez-le-feu de 1994.
APIC – Témoignage
Pékin: Les évêques ordonnés le 6 décembre seraient au nombre de cinq
Mexique: Reprise en mains de l’Eglise avec le concours de son aile la plus conservatrice
Australie: Ouverture du Congrès mondial baptiste
(2) Daniel MARGUERAT (éd.), Le. Juifs et chrétiens au premier siècle, Labor et Fides, coll. " Le Monde de la Bible " n° 32, 1996, 292 pp. (pp. 21-22).