Une «relique du Kulturkampf» pour Hans Danioth
Synode pour l’Europe: L’analyse du cardinal Danneels sur la situation en Europe
Lausanne: Après 10 ans à la tête du SPP, Spothelfer quitte le Service de presse protestant
Rwanda: Priorités après le génocide
Synode pour l’Europe: La construction de l’Europe préoccupe les évêques
Pour sa lutte contre l’oppression au Liberia
Inde: Un théologien américain expulsé du pays
Une première guerre contre Mobutu a été menée par Laurent-Désiré Kabila de la fin 1996 à mai 1997, remportée grâce à l’aide décisive du Rwanda et de l’Ouganda. En raison des prétentions rwandaises, la guerre a repris en août 1998, mais cette fois-ci lancée contre Kabila par ses anciens «parrains» rwandais et ougandais. Ces derniers ont conquis tout l’Est du pays avec le concours de rebelles congolais anti-Kabila. La région de Bunia est désormais aux mains d’une armée d’occupation ougandaise, qui intègre également des éléments congolais issus des mouvements rebelles. Le chef du RDC, le Rassemblement congolais pour la démocratie, l’une des branches de la rébellion, le Prof. Ernest Wamba dia Wamba, doit d’ailleurs prendre ses quartiers à Bunia. En ville, le gouvernement est dirigé par des Congolais, mais la sécurité relève de l’armée ougandaise. L’Est du Congo est totalement coupé de l’Ouest, sous contrôle du gouvernement de Kabila. Il n’y a plus ni contacts ni échanges avec Kinshasa: c’est la rébellion qui dirige les régions conquises, d’où l’Etat central (Kinshasa) est totalement absent. Pour arriver à Bunia, le Prof. Bujo a dû passer par la capitale kenyane Nairobi et par Kampala, capitale de l’Ouganda. Il est en effet impossible de passer par Kinshasa pour se rendre dans la partie orientale du pays.
Poussées par une élite intellectuelle socialement frustrée, les populations Lendus se sont engagées dans une «lutte de libération des peuples opprimés de l’Ituri», accusant la minorité Hema, mieux formée, plus entreprenante, souvent active dans le commerce, de les exploiter économiquement, souligne le théologien congolais.
APIC – Témoignage