Querelle politique dangereuse pour le pays
Pakistan: L’Eglise veut une solution juste dans le cas du juge arrêté
Islamabad, 4 mai 2007 (Apic) Le président de la conférence épiscopale nationale du Pakistan, Mgr Lawrence John Saldanha, a déclaré à l’agence de presse AsiaNews que l’Eglise priait et espérait pour qu’une solution de justice soit trouvée dans le cas du président de la Cour suprême, Iftikhar Muhammad Chaudhry. Ce dernier avait été arrêté le 9 mars sur ordre du président Musharraf.
L’évêque a déploré que l’affaire ait pris un tour plus politique que juridique, le président de la Cour suprême étant considéré par certains comme un opposant au président pakistanais. Le prélat a affirmé que la situation était vraiment inopportune et qu’elle devait trouver le plus rapidement possible une solution appropriée parce que «ce qui se passe n’est pas une bonne chose pour le pays».
Les trois premiers jours de mai ont été marqués par des rassemblements populaires de centaines de Pakistanais venus à Islamabad protester contre l’arrestation d’Iftikhar Muhammad Chaudhry. Selon l’accusation, ce dernier se serait comporté de manière incorrecte dans sa fonction de président de la Cour suprême. Mais, pour de nombreux observateurs internationaux, non seulement il n’y a pas de preuve de ces manquements, mais surtout on assiste ici à une grave transgression du droit en violant le principe de la séparation des pouvoirs.
Khalil Tahir, président de l’association catholique Adal Trust et membre de l’Association des avocats catholiques du Pakistan, a déclaré à AsiaNews: «Nous soutenons unanimement le juge et condamnons la mauvaise foi du président Musharraf.»
L’Association, qui regroupe aussi bien des partis politiques d’opposition que des groupes d’avocats, a manifesté devant la cour suprême de la capitale lors d’une audience du procès. D’autres manifestations semblables sont prévues dans tout le pays, ont averti les organisateurs, et elles dureront aussi longtemps que durera ce procès. (apic/asian/js)



