Une première au Pakistan
Pakistan: Une église dans la prison de Rawalpindi
Rawalpindi, 5 mars 2009 (Apic) Une église a été autorisée dans la prison de Rawalpindi, au Pakistan. Il s’agit d’une première au Pakistan, rendue possible grâce à une multitude de collaborations, y compris des prisonniers pour la construire.
Les détenus de la prison de très haute sécurité d’Adiala, dans la ville de Rawalpindi, peuvent désormais méditer, prier, invoquer l’aide de Dieu, «y compris connaître et s’approcher du Christ et de son message d’amour», indique l’agence Fides à Rome, qui cite des sources proches de l’Eglise locale.
L’ouverture de la première chapelle chrétienne dans une prison pakistanaise «est une conquête et un motif de grande joie pour la communauté chrétienne au Pakistan». L’exigence est née des près de 250 prisonniers de foi chrétienne qui «résident» dans la prison d’Adiala. C’est grâce à l’appui des Eglises chrétiennes et à la disponibilité des autorités gouvernementales qu’il a été possible de la réaliser.
L’organisation musulmane « Life Pakistan » a aussi joué un rôle important, indique Fides, en se battant à l’échelle nationale pour garantir le droit au culte des fidèles d’autres religions, comme les chrétiens, et en soutenant ouvertement la construction de la chapelle dans la prison.
L’espace mis à disposition est d’environ 1’000 m2, et plusieurs institutions chrétiennes se sont occupées de trouver des sponsors et des bienfaiteurs pour construire l’église. De nombreux détenus ont travaillé et collaboré à la construction de l’édifice et maintenant profitent de cet espace pour ranimer leur coeur et leur esprit.
Selon Fides, il y aura des célébrations spéciales pendant les festivités chrétiennes comme Noël, Pâques, Pentecôte, ainsi que des rencontres, des prières, des messes, le dimanche et toutes les fois que des prêtres et pasteurs chrétiens, de différentes confessions, s’occupant de la spiritualité des détenus, exerceront des activités de catéchèse et d’évangélisation dans la prison.
Les prisonniers de foi chrétienne se disent satisfaits et reconnaissants pour cet espace, où ils peuvent s’arrêter prier et méditer pendant des heures. (apic/fides/pr)



