La basilique de Palmar de Troya, en Andalousie, siège de l'Eglise palmarienne dissidente (photo Flickr acojona CC BY 2.0)
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La basilique de Palmar de Troya, en Andalousie, siège de l'Eglise palmarienne dissidente (photo Flickr acojona CC BY 2.0)

Le 'pape' de Palmar de Troya part pour l'amour

27.04.2016 par Maurice Page

Le ‘pape’ de l’Eglise de Palmar de Troya, Grégoire XVIII a abandonné sa charge apparemment pour vivre une relation sentimentale. Il était à la tête de cette Eglise catholique dissidente depuis 2011.

Il y a quelques jours, Sergio Maria Jesùs Hernandez y Martinez, de son nom civil, âgé de 57 ans a laissé une lettre à ses fidèles dans laquelle il expliqué qu’il avait «perdu la foi» et abandonné la pratique, apparemment pour l’amour, rapporte le site espagnol Religion Digital.

L’Eglise de Palmar de Troya est une dissidence de l’Église catholique née dans la province de Séville autour de prétendues apparitions de la Vierge. Elle avait acquis une grande popularité dans les années 1970-1980. Son fondateur Clemente Dominguez Gomez, à la mort de Paul VI, en 1978, avait affirmé avoir reçu un message de la Vierge, et s’était proclamé successeur du pontife, sous le nom de “pape Grégoire XVII”. Il considérait Jean Paul II comme un “anti-pape”.

Influencé par l’évêque intégriste Marcel Lefebvre, Clemente Dominguez Gomez avait été ordonné prêtre, puis évêque en 1976 par l’évêque vietnamien Pedro Martin Ngo-Din Thuc. Il avait ensuite érigé une basilique à Palmar de Troya, entourée de hauts murs, pour son ordre des Carmélites de la Sainte face, reconnu comme une Eglise par les autorités espagnoles en 1988. Il y avait alors reconstitué son ‘Vatican’ personnel nommant une vingtaine de cardinaux et rétablissant la liturgie tridentine. A son décès en 2005, il avait été remplacé par le pape Pedro II à qui Grégoire XVIII avait succédé en 2011. L’ordre regrouperait quelques centaines de religieux dans le monde.

Un nouveau pape sous le nom de Pedro III

Encore une fois, l’église palmarienne a réagi avec une rapidité étonnante et a déjà élu un nouveau ‘pape’ sous le nom de Pedro III. Déjà au cours des dernières années, le mouvement avait commencé un lent déclin et l’aisance financière précédente avait cédé la place à une situation plus délicate.

La dernière controverse est venue avec le placement sur la façade principale de l’église d’une statue du dictateur espagnol Francisco Franco, canonisé par l’Eglise palmarienne. Face à l’émoi soulevé dans la région, la statue été installée ensuite dans un autre endroit du sanctuaire. (cath.ch-apic/rd/arch/mp)


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