Papouasie: le pape encourage la jeunesse éprouvée à «se relever»
«Dans la vie, tout le monde peut chuter, […] mais il est important de ne pas rester à terre». Telle a été l’exhortation du pape François qui a rencontré plusieurs milliers de jeunes de Papouasie-Nouvelle-Guinée, au stade Sir John Guise de Port Moresby, le 9 septembre 2024.
En conclusion de son étape en Papouasie Nouvelle-Guinée, dans le cadre de sa tournée en Asie du Sud-Est et en Océanie, le pape a réservé son dernier rendez-vous aux jeunes générations. La place de ces dernières est un enjeu de taille dans ce pays, où le gouvernement peine à calculer le nombre de ses citoyens – ils sont estimés entre 9 et 11 millions – et où près de la moitié de la population aurait moins de 24 ans.
Survoltés avant l’arrivée du pape, les jeunes, qui provenaient principalement des établissements catholiques de l’île, ont longtemps chanté et dansé avant que surgisse la papamobile tant attendue. Si le stade était moins rempli que la veille, lors de la messe, l’assemblée a réservé un accueil plus festif au pontife.
Drogue, pauvreté, abandon
Durant la rencontre, François a notamment écouté le témoignage de Ryan, un garçon qui a voulu partager la réalité de tant de jeunes abandonnés à eux-mêmes en Papouasie Nouvelle-Guinée parce que venant d’une «famille brisée».
Patricia, une jeune enseignante, a pour sa part confié les effets pervers des médias de masse et du numérique sur la jeunesse locale. Une autre jeune femme, Bernadette, a déploré les obstacles que doivent affronter les jeunes de Papouasie Nouvelle-Guinée: abus, pauvreté, mais aussi les dérives de la drogue – une large partie de la population mâche de la noix d’arec, un stimulant addictif qui cause des cancers de la bouche.
Le pape François les a écoutés attentivement, puis a décidé de ne pas suivre son discours pour engager un dialogue avec les jeunes qui lui ont répondu en chœur. Dans cette discussion «abbraccio» – spontanée – comme le pape les aime, il a enjoint les jeunes de ce pays aux plus de 800 langues à «apprendre le langage de l’amour», et le «langage du service». (cath.ch/imedia/cd/rz)





