L’Amérique latine dans son ensemble derrière l’ex-évêque

Paraguay: Tentative de putsch contre le président Lugo

Asunción, 4 septembre 2008 (Apic) Le président paraguayen, l’ex-évêque de San Pedro, Fernando Lugo, ainsi que son gouvernement, ont reçu un soutien unanime de la part de tous les pays du continent latino-américain et des principales organisations de la région face aux nouvelles d’un complot putschiste par certains leaders de la droite nationale, mauvaise perdante, après 60 ans de pouvoir ininterrompu.

Les ambassadeurs d’Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Équateur, Mexique, Pérou, Uruguay et Venezuela, reçus par le ministre paraguayen des Affaires étrangères, ont exprimé «leur appui total au gouvernement du président Lugo et au processus démocratique».

Quelques heures plus tard, le Mercosur, le Groupe de Rio et l’Organisation des États américains (Oea) ont réaffirmé, dans trois communiqués distincts, «le soutien inconditionné aux institutions démocratiques du Paraguay et à son président légitimement élu par le peuple paraguayen», pour reprendre les mots du message transmis par la présidence brésilienne du Mercosur. Tandis que le président vénézuélien Hugo Chavez (l’un des premiers à avoir exprimé son soutien personnel à son homologue paraguayen) accusait l’administration nord-américaine de se trouver à l’origine de la conspiration présumée, le président Lugo annonçait avoir «des preuves concrètes» sur les intentions putschistes de la droite nationale qu’il rendrait publiques dans les jours à venir.

Selon la reconstitution fournie par l’exécutif d’Asunción, une réunion «aux intentions putschistes» aurait récemment eu lieu dans la résidence de l’ex-général Lino Oviedo, réunion à laquelle auraient participé le président du Congrès, Enrique Gonzalez Quintana, le président de la République sortant, Nicanor Duarte Frutos, le procureur général, Ruben Candia Amarilla, et le juge, Juan Manuel Morales, membre du Tribunal de justice électoral supérieur. Ces informations avaient été rapportées au président par le général Maximo Diaz Caceres, officier de liaison entre les forces armées et le Congrès et qui avait assisté à la rencontre. (apic/misna/pr)

4 septembre 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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