Des chrétiens s’unissent à d’autres pour une culture de paix

Paris: 3e Salon international des initiatives de paix

Paris, 2 mai 2008 (Apic) Le 3e Salon international des initiatives de paix s’est tenu à Paris du 31 mai au 1er juin. Des associations chrétiennes et laïques ont «promu une culture de la paix et de la non-violence», indique le quotidien «La Croix».

Depuis des années, et tout particulièrement depuis le lancement, en 2000, de la Coordination française pour la décennie, les associations chrétiennes et laïques ont appris à unir leurs forces dans ce domaine. Le 3e Salon international des initiatives de paix, qui s’est tenu ce week-end à Paris, a témoigné de cette synergie: près de 200 associations, de tous horizons, sont venues présenter leur action.

«Dans la coordination française de la décennie, nous comptons environ un tiers d’organisations chrétiennes, mais la coordination elle-même est laïque », explique Christian Renoux, son président, cité par «La Croix». Selon Christian Renoux, qui est également président du Mouvement international pour la réconciliation (MIR), une association oecuménique, les associations non chrétiennes reconnaissent que l’engagement des associations chrétiennes sur ce sujet est sincère. «Nous avons appris à travailler ensemble et cela fonctionne très bien. Tout le monde en tire de l’énergie».

Au cours de ce Salon, la Famille franciscaine est venue présenter l’action du cercle de silence de Toulouse, créé en octobre 2007 pour protester contre l’enfermement des étrangers en situation irrégulière. « La non-violence est un travail d’éveil des consciences, ce n’est pas une technique, a plaidé F. Alain Richard, franciscain. Il s’agit d’êtres humains qui essaient de s’éveiller eux-mêmes et d’éveiller leurs contemporains. »

Au coeur de la foi chrétienne

Cette forme d’action non-violente, qui rassemble plus de 200 personnes chaque mois, a essaimé : on compte aujourd’hui 38 cercles de silence un peu partout en France.

Pour les chrétiens présents à ce 3e Salon des initiatives de paix, l’engagement pour la justice et la paix rejoint le coeur de la foi chrétienne. « Travailler pour le développement, c’est ça l’évangélisation, c’est notre travail pastoral et notre témoignage », résume le P. Guy Villemin, missionnaire d’Afrique et président de la branche française du réseau Foi et justice, une association qui fédère 72 instituts et congrégations religieuses, soit plus 30’000 religieux et religieuses en Europe.

À l’extérieur des Églises, il faut là aussi convaincre: «La religion est souvent vue comme quelque chose qui incruste les animosités. Les Églises sont regardées comme des protagonistes des conflits, plus que comme des artisans de paix, témoigne Hansulrich Gerber, cité par l’auteur de l’article paru dans «La Croix», Elodie Maurot. (apic/cx/em/pr)

2 juin 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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