Paris: Bilan de la cinquième Conférence mondiale (190893)
de «Foi et Constitution» à St-Jacques-de-Compostelle
Un reportage du quotidien catholique français «La Croix»
Paris, 19août(APIC) Le quotidien catholique français «La Croix» consacre
trois pages de son édition du mercredi 18 août pour faire le bilan de la 5e
Conférence mondiale de «Foi et Constitution» qui vient de s’achever à
Saint-Jacques-de-Compostelle. Un bilan jugé fort positif par «la Croix».
Cette conférence oecuménique aura surtout «été marquée par une qualité exceptionnelle d’écoute mutuelle. L’heure en effet n’est plus aux anathèmes
entre les confessions chrétiennes».
Le reportage de «La Croix» s’ouvre par l’interview de trois théologiens
participants de l’Assemblée de St-Jacques-de-Compostelle. Un catholique, un
luthérien et un orthodoxe: le Père Jean-Marie Tillard, dominicain, viceprésident de «Foi et Constitution»; André Birmelé, professeur de l’Université de Strasbourg et membre du Comité central du Conseil oecuménique des
Eglises (COE); enfin Nicolas Lossky, du patriarcat de Moscou, enseignant à
l’Institut Saint-Serge de Paris.
Après avoir donné quelques extraits principaux du message aux Eglises
des 350 délégués de l’Assemblée, Michel Kubler, journaliste à «La Croix»
présente l’importante réflexion faite durant toute l’Assemblée sur le thème
de la «Koinonia» – la communion -.
Michel Kubler, envoyé spécial du quotidien français, fait aussi un commentaire personnel sur la 5e Conférence mondiale de «Foi et Constitution».
«Les délégués ont d’abord mesuré combien la carte de l’oecuménisme avait
pu changer depuis leur précédente conférence, il y a 30 ans. Les catholiques ne forment plus un continent isolé des autres, mais ont pris leur place dans le concert des confessions. Le tiers monde est là en force, même si
l’emprise théologique demeure occidentale. Autre tiers, celui des femmes,
fort éloquent. Et de jeunes théologiens sont venus faire trempette dans le
bain de l’unité».
Le journaliste français parle aussi de la zone d’ombre que constitue
l’absence des Eglises dite «évangéliques» et charismatiques qui résistent
encore à la dynamique oecuménique et un commentaire éclairant sur la primauté romaine. Michel Kubler termine son éditorial sur une note d’espérance:
«Ce sera la grande leçon de Compostelle. L’avenir du christianisme appartient à ceux qui joueront la carte de l’oecuménisme. Des propositions
ont vu le jour: profondément théologiques ou hautement symboliques. Pourquoi pas, a-t-on suggéré, un concile de toutes les Eglises en 1998, pour
les 50 ans du Conseil oecuménique des Eglises ?» (apic/cx/ba)
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