Appel à une ratification rapide de la Convention internationale
Paris: La FIACAT marque la Journée internationale des disparus
Paris, 31 août 2007 (Apic) La Fédération internationale de l’action des chrétiens pour l’abolition de la torture (FIACAT) a invité le 30 août à une ratification de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. A l’occasion de la «Journée internationale des disparus», célébrée le 30 août de chaque année, elle a demandé aux 57 états qui ont signé la Convention le 6 février 2007 à la ratifier «dans les plus brefs délais».
Dans un communiqué parvenu le 31 août à l’Apic, la fédération encourage également les états qui n’ont pas encore signé ce «nouvel instrument», à le faire rapidement. Adoptée le 20 décembre 2006 par l’assemblée générale de l’ONU, la Convention doit encore être ratifiée par vingt pays pour entrer en vigueur. Elle est considérée par les défenseurs des droits de l’homme comme l’un des instruments de protection des droits humains le «plus ambitieux», jamais adopté par les Nations-Unies.
Elle fait de la disparition forcée un crime contre l’humanité. Les victimes ou leurs familles se voient reconnaître le droit à la vérité, ainsi qu’à la protection et à la réparation. En outre, elle fait obligation aux gouvernements, de prendre des mesures préventives contre la disparition forcée, en renforçant les garanties entourant la détention, tout en interdisant «de manière absolue, la détention secrète».
Selon la FIACAT, le crime de disparition forcée est «encore d’une grande actualité en diverses régions du monde». Même les régimes démocratiques ne sont pas épargnés par cette pratique. La journée qui lui est consacrée, est l’occasion de rappeler aux états, «leurs obligations en matière de droits de l’homme et de droit humanitaire à l’égard des personnes disparues et des membres de leurs familles, a souligné la FIACAT. (apic/com/ibc/bb)



