Il présentera ses lettres de créance le 26 janvier

Paris: Le nouvel ambassadeur de France près le Saint-Siège attendu à Rome

Rome, 15 janvier 2009 (Apic) Stanislas Lefebvre de Laboulaye, nouvel ambassadeur de France près le Saint-Siège, présentera ses lettres de créance à Benoît XVI le 26 janvier 2009, indique le quotidien catholique français «La Croix» dans son édition du 15 janvier.

A peine arrivé à Rome, le nouvel ambassadeur participera à une messe à la mémoire de son prédécesseur, Bernard Kessedjian, décédé le 19 décembre 2007

Auparavant en poste à Moscou (Russie), Stanislas de Laboulaye a été nommé le 23 octobre 2008 à la tête de l’ambassade de France auprès du Saint-Siège, près de 10 mois après le décès de son prédécesseur. Agé de 62 ans, fils et petit-fils de diplomate, il possède lui aussi une longue carrière diplomatique.

Après l’Ecole nationale d’administration (ENA), cet agrégé de lettres modernes est entré en 1980 au ministère français des Affaires étrangères. Après plusieurs postes au ministère français des Affaires étrangères ainsi qu’à Bruxelles et Madrid, Stanislas de Laboulaye a pris la tête de la direction de la communication puis de l’action audiovisuelle extérieure du Quai d’Orsay (1991-1995).

Le diplomate fut ensuite consul général à Jérusalem de 1995 à 1999, puis ambassadeur à Madagascar de 1999 à 2002. Secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères en charge des affaires politiques et de sécurité entre 2002 et 2006, il a ensuite été nommé ambassadeur de France à Moscou.

Interrogé par La Croix, le diplomate confie que son expérience en Israël ou en Russie «montre que le système de laïcité à la française n’est peut-être pas si dépassé que cela». Une conception de la laïcité «positive», selon l’expression du président Nicolas Sarkozy, sur laquelle il entend revenir lorsqu’il sera reçu par Benoît XVI le 26 janvier prochain. Le pape préfère, pour sa part, parler de «saine» laïcité.

Le quotidien La Croix relève en outre que l’arrivée d’un nouvel ambassadeur était «très attendue» au Vatican «après quelques faux-pas et une absence diplomatique française de plus d’un an». Après le décès de Bernard Kessedjian, l’Elysée et le ministère français des Affaires étrangères s’étaient longuement concertés sur le nom et l’origine du nouvel ambassadeur. Puis, au printemps 2008, le Saint-Siège n’avait pas souhaité donner son agrément à la nomination d’un haut fonctionnaire du Quai d’Orsay, particulièrement à cause du profil personnel du candidat, et ce malgré l’imminence d’un voyage de Benoît XVI en France. (apic/imedia/ami/pr)

15 janvier 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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